La gestion des variables grecques – Le delta
- Posté par Martin Noël à 13 juillet 2009 dans Marché des options
Revue de la semaine
De façon générale, les marchés ont connu une baisse marquée au cours de la semaine dernière. Le tableau suivant illustre le prix de fermeture avec la variation hebdomadaire ainsi que les trois principaux niveaux de soutien technique.
Symbole Fermeture Variation Soutien 1 Soutien 2 Soutien 3
XIU 14,84 $ -5,2% 14,53$ 13,94 $ 13,34 $
XFN 18,75 $ -4,9% 16,92 $ 15,91 $ 14,89 $
XEG 15,12 $ -4,8% 15,40 $ 14,56 $ 13,71 $
La gestion des variables grecques – Le delta
La semaine dernière, nous avons vu que le détenteur d’options doit gérer trois variables de risque pour avoir du succès, soit la direction du prix, l’échéance (la valeur-temps) et la volatilité. Le delta, le thêta et le véga sont les trois mesures de sensibilité qui permettent de suivre le degré d’exposition à ces risques. Ces trois variables font parti de ce qu’on appelle communément les « grecques » puisque la majorité est représentée par une lettre tirée de l’alphabet grec.
Cette semaine, nous allons porter notre attention sur le delta qui mesure l’exposition au risque de marché. Le delta mesure la sensibilité du prix de l’option par rapport à une variation dans le prix du titre sous-jacent. Par exemple, une règle générale veut qu’une option à parité (dont le prix de levée est plus ou moins égal au prix du titre) ait un delta de 50 %. Le delta d’une option en jeu (hors jeu) est supérieur (inférieur) à 50 %. Le delta d’une option hors jeu tend vers 0 % plus on s’approche de l’échéance alors que celui d’une option d’achat (de vente) en jeu tend vers 100 % (-100 %). Ceci signifie qu’une hausse de 1 $ dans le prix de l’action provoquera une hausse (baisse) de 0,50 $ dans le prix d’une option d’achat (de vente) à parité. Par conséquent, nous pouvons affimer que la détention d’un contrat d’option d’achat (de vente) nous expose à un risque de marché équivalent à la détention (vente à découvert) de 50 actions. Le delta peut également être considéré comme étant la probabilité que l’option soit en jeu à l’expiration.
Le delta nous permet d’ajuster le nombre de contrats détenu au niveau de risque désiré. En effet, si je souhaite une exposition au risque de marché équivalente à la détention de
200 actions, j’achèterai alors 4 contrats d’options d’achat ayant un delta de 50 %. Si le delta de l’option d’achat passe à 75% (à la suite d’une hausse dans le prix du sous-jacent) alors mon exposition au risque de marché sera de 300 actions. Je pourrai alors vendre un contrat et ramener mon exposition à 225 actions. Un niveau plus près de mon objectif de 200 actions. Cette technique d’ajustement s’appelle la gestion dynamique et nous permet de vendre sur force et d’acheter sur faiblesse tout comme le font les mainteneurs de marché dans le cadre de leurs fonctions.
La semaine prochaine, le thêta et le véga.
Bonnes transactions et bonne semaine!

9 janvier 2010 à 11:48
Bonjour,
Sur la base d’une seule action vous avez raison, mains dans mon commentaire, je parlais pour un contrat qui porte sur 100 actions. Ce qui donne une exposition totale égale au delta x 100 actions/contrat x le nombre de contrats.
Bonne journée!
Martin
28 décembre 2009 à 6:51
” nous expose à un risque de marché équivalent à la détention (vente à découvert) de 50 actions. ”
Ce n’est pas plutôt équivalent à 0,5 action??