Gérer sa position d’options

Quels sont les risques auxquels nous exposent nos positions sur options? Contrairement aux actions, l’établissement d’une position sur options nous expose à plusieurs types de risque. En plus du risque de marché et du risque spécifique de la société sous-jacente, les options nous exposent aux risques liés à l’érosion de la valeur-temps et à la volatilité.

Le risque de marché est généralement recherché par le détenteur des options; une position acheteur sur options d’achat nous expose à une hausse du marché et une position acheteur sur options de vente nous expose à une baisse du marché. Le détenteur d’options (d’achat ou de vente) doit avoir raison sur la direction du marché, et de plus, dans un intervalle de temps donné faute de quoi les options risquent d’expirer sans valeur. Un autre risque guette cependant le détenteur d’options, et c’est celui de la volatilité. La volatilité mesure l’ampleur des variations dans le prix des actions. Il y a deux types de volatilité : historique et implicite. La volatilité historique est celle que l’on peut observer sur une période donnée alors que la volatilité implicite est celle que le marché anticipe dans l’avenir. Plus la variation anticipée sera grande, plus les options d’achat et de vente seront élevées. Par conséquent, le détenteur d’options pour avoir du succès doit gérer trois variables, soit la direction du prix, l’échéance et la volatilité anticipée. On peut donc avoir raison sur la direction du prix et quand même perdre de l’argent. Le choix de l’échéance devient donc crucial dans la sélection de l’option.

Dans mon cas, lorsque je prends une position directionnelle sur le marché, je préfère choisir une échéance de trois mois minimum. Par exemple, si je crois que le marché baissera, je choisirai une option de vente de trois mois. Ensuite, si le marché me donne raison, je commencerai à prendre des profits en vendant mes options de vente. Si le marché remonte, et si je suis toujours baissier, je rachèterai alors des options de vente avec une échéance plus lointaine. Ainsi, l’érosion de la valeur-temps risque moins de m’affecter puisque celle-ci se manifeste de façon de plus en plus virulente au fur et à mesure que l’échéance se rapproche.

L’inverse est aussi vrai si vous voulez profiter de l’érosion de la valeur-temps en vendant des options d’achat ou de vente sous la forme d’écarts ou non. Dans ce cas, vous vendrez des options ayant une échéance inférieure à trois mois, préférablement deux mois. Vous voudrez alors fermer vos positions lorsqu’il ne restera que trois semaine à courir. Pourquoi? Parce que la majeure partie de la prime aura disparu et que le risque à prendre sur le reste deviendra de plus en plus grand.

La semaine prochaine nous prendrons connaissance des variables grecques qui nous permettent de quantifier ces trois risques.

Bonnes transactions et bonne semaine!

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