L’évangile selon l’histoire
- Posté par Richard Croft à 6 mai 2009 dans Marché des options
Si vous réussissez à faire parler d’une théorie par plusieurs personnes, elle deviendra au fil du temps parole d’évangile. La dernière « parole d’évangile » selon la communauté des analystes techniques est que 2009 ressemble beaucoup à 1938.
Étant donné que 1938 était, au dire de tous, une très bonne année pour les actions, les spéculateurs à la hausse sont devenus de grands partisans de la théorie du complot… pardon de la théorie de la comparaison.
La comparaison commence en 1937, année où le Dow chutait de 40 % par rapport à son sommet de 190 enregistré en août (un peu comme les hauts atteints en août 2008) en atteignant un creux de 112 en novembre (un peu comme le creux atteint le 20 novembre 2008, précipité par l’effondrement de Lehman Brothers).
Après avoir enregistré un creux à court terme en novembre 1937, le Dow est remonté rapidement pour atteindre 130 et est resté dans une fourchette de négociation (120 à 130) jusqu’en mars 1938. Encore une fois, des fluctuations semblables à celles de la fin 2008 et début 2009.
En mars 1938, le marché était suracheté et s’est effondré, en faisant glisser le Dow à 100 au cours du même mois. Comme les bas enregistrés en février 2009.
La remontée suivant les bas enregistrés en mars 1938 a entraîné une poussée de 20 % sur le marché. En 2009, le marché a grimpé de 30 % par rapport aux bas enregistrés en février. Le fait que le rebond de 2009 était plus important n’enlève rien aux comparaisons. Comme Lawrence McMillan, de www.optionstrategist.com, le mentionne : « Ceux qui font état des similitudes entre les deux années ne parlent pas de fluctuations correspondantes exactes, mais plutôt de tendance dans la négociation. »
En ce moment, le marché boursier américain vient de connaître deux semaines de consolidation suivant le rebond de 30 %. En 1938, le marché a pris plus de deux mois de consolidation pour trouver son chemin à travers un contexte de surachat résultant d’une remontée rapide. Les analystes techniques sont à l’affût d’une telle tendance pour cette année.
Mais le problème avec cette théorie de la comparaison est le suivant. Le vrai punch de 1938 s’est produit entre juin et novembre quand le Dow a grimpé d’un autre 21 % à 158, pour culminer à un rendement global de 58 % entre les creux enregistrés en mars et les hauts de novembre.
Si on traduit cela en chiffres 2009, on pourrait voir l’indice S&P 500 (SPX) atteindre 1068 d’ici l’automne. C’est la valeur SPX comparable si on assimile le creux de 676 à la fermeture du SPX en mars 2009 avec le creux de 100 du Dow en mars 1938. McMillan nous fournit d’autres points comparatifs Dow/SPX :
Première remontée après les creux enregistrés
en février/mars 1938 pour le Dow à 120: SPX 811 (étape est déjà franchie)
Sommet initial en juin Dow à 145 : SPX 980
Sommet final en novembre Dow à 158 : SPX 1068
McMillan donne un avertissement à tous ceux qui tenteront d’utiliser les comparables 1937-1938 comme parole d’évangile. Le rebond de 1938 n’a pas entraîné un marché haussier. Les valeurs du Dow sont restées bien en deçà du niveau avant-dépression de 380 rencontré en 1929. « Elle [l’année 1938] était juste une remontée solide – faisant partie d’un long processus de baisse dans le pire marché baissier jamais vu. »
D’un point de vue d’un investisseur en options, deux stratégies peuvent être exécutées. La première est une stratégie intermédiaire de vente d’options d’achat couvertes. Comme vous détiendrez les actions, vous pouvez continuer à investir pendant l’été si le marché remonte comme à l’été 1938. Si le marché fait du surplace pendant les traditionnelles journées chaudes et humides de l’été, alors la prime d’options sera votre revenu pour cette attente.
Si vous pensez que 1938 est parole d’évangile, alors une position acheteur d’options d’achat est la bonne approche. Prenez votre indice favori (le XIU me vient à l’esprit) et achetez des options d’achat à parité venant à échéance en juillet.

Ajouter un commentaire