Remontée de titres financiers!
- Posté par Richard Croft à 15 mars 2009 dans Marché des options
Je pense qu’on peut tous s’entendre pour dire que les titres financiers ont connu une reprise impressionnante la semaine dernière. Malgré que, dans le contexte actuel, une remontée qui dure plus de quatre heures est considérée comme impressionnante.
Ce qui l’était moins, c’était le prétexte de la reprise. Un courriel « motivateur » aux employés de Citigroup envoyé par le PDG suggère que l’entreprise était rentable dans les deux premiers mois de 2009.
En lisant un tant soit peu entre les cyberlignes du courriel, Citigroup reconnaissait que ce sont les profits avant dépenses. On a très peu discuté de l’impact des « dépenses » sur le bénéfice net.
La réalité est que la crise du crédit est loin d’être terminée. Le taux LIBOR est à la hausse une nouvelle fois, ce qui indique un degré croissant de risque dans les prêts interbancaires. L’aptitude du gouvernement américain à assurer le service de sa dette a été remise en question publiquement par le premier ministre chinois Wen Jiabao. Les pays émergents de l’Europe de l’Est frôleraient la faillite et une crise cambiaire est imminente. Ce qui rend les banques de cette région les plus exposées vulnérables à d’autres défauts de paiement.
Alors, n’était-ce rien de plus qu’une reprise spéculative soutenue par des conditions de vente excédentaire? Au contraire d’une reprise durable à long terme soutenue par un véritable changement d’opinion.
Si vous penchez du côté des spéculateurs, vous pouvez examiner l’achat d’options de vente en jeu sur les titres financiers canadiens expirant en avril. Par exemple, avec Banque Royale (TSX : RY) à 35,44 $, vous pourriez évaluer les options de vente RY avril 36 à 2,40 $. Il y a aussi les options de vente Banque Toronto-Dominion (TSX : TD) avril 42 à 2,20 $ et les options de vente Banque de la Nouvelle-Écosse (TSX : BNS) avril 30 à 2,00 $.
Si, au contraire, vous croyez que la reprise de la semaine dernière (parce qu’elle a duré plus de quelques heures) était un événement marquant, vous devriez probablement vous attendre à une variation importante d’ici peu. La question est de savoir si cette variation sera à la hausse ou à la baisse.
Vous pourriez donc envisager de négocier la volatilité plutôt que la direction. Et de ce côté, la situation s’est améliorée. Bien que tout soit relatif, on ne peut nier que le coût des options a baissé. Avec une volatilité implicite de 40 %, les primes d’options sont beaucoup élevées que la tendance à long terme, mais bien en deçà de sommets de novembre. Plus important encore, les primes semblent raisonnables considérant la structure des échanges des banques canadiennes depuis le début de l’année.
Par exemple, CIBC (TSX : CM) a terminé la semaine dernière à 41,18 $. Les options CM se négocient à une volatilité implicite de 40 %, bien en dessous de la volatilité actuelle à 30 jours de CM qui est à 66 %. Ainsi, le straddle CM avril 42 se négocie à environ 5,50 $ (option d’achat avril 42 @ 2,75 $ + option de vente avril 42 @ 2,75 $ = 5,50 $). Cela nous donne une fourchette de négociation implicite pour les cinq prochaines semaines allant de 36,50 $ (prix de levée 42,00 $ - prime 5,50 $ = 36,50 $) à 47,50 $ (prix de levée 42,00 $ + prime 5,50 $ = 47,50 $).
Si vous n’êtes pas certain de la direction, mais croyez que CM est susceptible de franchir une de ces bornes avant l’expiration en avril, le straddle CM avril 42 représente la meilleure stratégie.

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