Qu’est-ce qu’on trouvera en magasin

Le secteur des biens de consommation discrétionnaire a encore chuté la semaine dernière. Plus particulièrement, le prix de l’action du détaillant Lululemon Athletica Inc. (TSX : LLL) et du fabricant de vêtements Gildan Activewear Inc. (TSX : GIL). L’action de Gildan a perdu 35 % après l’annonce d’un bénéfice très faible pour le premier trimestre 2009 en réaction à une baisse de 20 % des livraisons aux États-Unis le mois dernier.

Dès qu’une compagnie annonce une baisse prévisible de ses ventes, on dirait que le marché n’y voit que la faillite comme résultat possible. Toutefois, toutes les compagnies ne sont pas aussi mal gérées que les trois constructeurs automobiles de Détroit.

La vraie question est de savoir si la baisse des actions de détaillants était suffisante pour escompter le ralentissement prévu lié à la récession. Ou, à l’inverse, est-ce que le temps des Fêtes sera pire que prévu?

Évidemment, si vous croyez dans l’efficience du mécanisme d’escompte du marché, c’est un bon moment pour exécuter des stratégies de vente d’options d’achat couverte avec GIL. En revanche, si vous croyez que le marché n’a pas escompté tout le risque, les spreads baissiers sur options d’achat sont un meilleur choix.

Pour la vente d’options d’achat couverte, on a coutume de dire que quand des actions baissent de façon importante, la volatilité présumée atteint un sommet pour les options sur le titre en question. Par exemple, à la fin de la semaine dernière, les options GIL se négociaient à des volatilités implicites de 85 %.

Toutefois, on peut dire que’une volatilité implicite de 85 % passe presque inaperçue dans le contexte actuel. Surtout quand des seuils de 100 et plus sont devenus la norme. Dommage parce qu’on oublie la prime qu’une volatilité implicite de 85 % peut rapporter.

Si vous croyez que les entreprises de biens de consommation discrétionnaire vont survivre, alors vous pouvez acheter GIL à 10,90 $ et vendre des options d’achat janvier 11 à 1,10 $ ou des avril 11 à 2,20 $. L’achat de GIL et la vente des options d’achat janvier 11 procure un rendement de 12,2 % si exercées. Si vous vendez les options avril 11, le rendement sur quatre mois (si exercées) est de 26,4 %.

Quant aux spreads baissiers sur options d’achat, le rendement maximal sera atteint si le titre demeure stable ou s’il chute. Pour GIL, vous pourriez vendre les options d’achat janvier 10 à 1,60 $ et acheter les options d’achat janvier 13 à 45 cents. Le crédit net de cette transaction est de 1,15 $. Si le titre est inférieur à 10 $ à l’expiration en janvier, toutes les options d’achat expireront sans valeur. Votre profit correspond au crédit net.

Le risque maximal pour cette transaction est si le titre est supérieur à 13 $ l’action à l’expiration en janvier. Toutefois, à un prix supérieur à 13 $, les options d’achat achetées compenseront les pertes sur les options d’achat vendues. La perte maximale est, donc, de 3 $ l’action, soit la différence entre les prix de levée.

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