Les financières touchent le creux ?
- Posté par Richard Croft à 23 novembre 2008 dans Marché des options
Qui aurait pensé que, malgré les plans d’aide de la Réserve fédérale, Citigroup serait entraîné une spirale de la mort semblable à celle qu’a connu AIG. Et, si Citigroup tombe au combat en se nationalisant ou en déclarant faillite, la débâcle boursière pourrait très bien continuer.
Même les vénérables banques canadiennes, que plusieurs croyaient être en mesure d’éviter la crise mondiale, ont été frappées par les dépréciations récentes de Toronto Dominion et de la Banque de Nouvelle-Écosse. D’autres dépréciations pourraient survenir avec la CIBC et la Banque de Montréal.
Cela amène à se demander si les titres financiers canadiens ont enfin touché le creux? Nous savons, du moins on nous dit, que les titres financiers canadiens ont mieux surmonté la crise du crédit que la plupart des autres institutions financières mondiales. Bien que certains investisseurs sont à revoir cette opinion en ce moment.
Dans les deux cas, on voit apparaître des occasions intéressantes dans le secteur des services financiers. Il faut garder à l’esprit que la volatilité accrue du marché dans son ensemble a entraîné des niveaux records pour les primes d’options du secteur financier.
Par exemple, les options de la Banque de Nouvelle-Écosse (TSX : BNS, prix récent : 31,25 $) se négocient à une volatilité implicite de 70 %. L’exposition de la compagnie à l’Amérique latine sème l’inquiétude. Tout le monde reconnaît que l’Amérique latine est derrière cette crise du crédit, mais elle ne sera pas immunisée contre cette crise. Le risque réel repose sur le manque d’informations crédibles comme l’étendue des mauvaises créances dans la région et, surtout, sur l’incertitude entourant la façon dont les gouvernements de l’Amérique latine gèreront la crise (c.-à-d. l’Argentine nationalisant les caisses de retraite privées).
Cela étant dit, BNS a un bilan financier en santé et il n’y a aucune indication selon laquelle le dividende annuel de 2,02 $ soit coupé. Aux taux actuels, le dividende procure un rendement de 6,5 %. À ce jour, aucune banque canadienne n’a mentionné que son dividende était à risque. Même si le marché pense le contraire.
En gardant cela à l’esprit, vous pourriez vendre des options de vente décembre 30 à 2,50 $ l’action. Si vous devez acheter les actions, votre coût net est de 27,50 $ (prix de levée de 30 $ moins la prime de 2,50 $ = coût net de 27,50 $). Si le dividende n’est pas coupé, vous obtiendrez un rendement de 7,3 %.
Vous pouvez trouver des situations semblables avec les autres banques canadiennes; votre vrai choix repose donc sur la survie des plus aptes.

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