Potentiel dans le secteur énergétique?
- Posté par Richard Croft à 16 novembre 2008 dans Marché des options
Le prix du baril de pétrole s’approche des 50 $ US et le prix des titres énergétiques canadiens suit de près. La réduction de la demande, les coûts élevés et le resserrement du crédit ont des conséquences néfastes sur le complexe énergétique, du moins à court terme.
On peut se demander si le prix des actions a trop chuté. Bien entendu, les fonds spéculatifs et autres principales sources institutionnelles de capitaux ont liquidé leurs actifs dans les matières premières pour répondre à leurs besoins croissants de trésorerie et de rachats trimestriels. Ainsi, l’état d’esprit des gestionnaires a engendré une importante pression à la baisse sur tout le secteur des ressources, en particulier l’énergie.
Pourtant, la demande énergétique mondiale n’a pas disparu. L’économie mondiale tourne au ralenti, mais les économies émergentes comme l’Inde et la Chine sont toujours en croissance bien qu’à un rythme plus lent. Si le cycle économique n’est pas déplacé à cause d’une vague de compressions de personnel, on sortira de cette récession. À ce moment, on doit s’attendre à ce que le prix des titres énergétiques remontera. Si la pression à la baisse a été exagérée, ce sera plus tôt que tard.
Les investisseurs agressifs peuvent exécuter un straddle couvert sur Canadian Natural Resources (TSX : CNQ, prix récent 48 $), une stratégie particulièrement intéressante pour ce secteur.
Le choix des options CNQ est tentant parce que ce titre est plus volatil qu’un autre titre représentant ce secteur. Par exemple, les options CNQ à plus long terme se négocient encore à des volatilités implicites supérieures à 90 %.
Au prix actuel de 48,00 $, le covered straddle implique l’achat des actions plus la vente d’options d’achat et d’options de vente à parité. La vente des options d’achat vous oblige à céder votre lot initial d’actions au détenteur des options si le titre monte; la vente des options de vente vous oblige à acheter un lot supplémentaire d’actions si le titre chute. Ce dernier point est important parce que vous risquez de détenir deux fois plus d’actions bien que le prix moyen sera inférieur à la valeur actuelle sur le marché.
Donc pour la stratégie, l’investisseur agressif achèterait 500 actions CNQ à 48,00 $. Ensuite, il vendrait des options d’achat CNQ mars 48 à 10,60 $ l’action et des options de vente mars 48 à 10,55 $ l’action pour un crédit net de 21,15 $. Le crédit obtenu par la vente des options réduit le coût des 500 actions CNQ initiales à 26,85 $.
À l’expiration en mars 2009, deux scénarios peuvent se produire : le prix de CNQ sera supérieur à 48,00 $ l’action ou il sera inférieur. Si le titre monte, les options d’achat seront assignées et les options de vente expireront sans valeur. L’investisseur devra céder ses actions au détenteur des options d’achat et recevra 48 $ l’action. Le rendement de cette position est le prix de vente divisé par le coût net pour le premier lot d’actions, ce qui représente 78,8 % en quatre mois.
Si le prix de CNQ est inférieur en mars, les options d’achat expireront sans valeur et les options de vente seront assignées. L’investisseur devra donc acheter 500 actions CNQ supplémentaires au prix de levée des options de vente. Il détiendra ainsi 1 000 actions CNQ à un prix moyen de 37,425 $. Le coût moyen est obtenu en additionnant le coût net des 500 actions CNQ (26,85 $) et le prix du lot supplémentaire (48,00 $), et en divisant par deux.

Ajouter un commentaire