Au sujet du billet de la semaine dernière

Quel mauvais synchronisme dans mon billet de la semaine dernière! Malgré mon opinion quant à la fiabilité des données fondamentales à long terme sur le charbon, le moment était mal choisi. Je dois faire amende honorable.

La semaine dernière, le prix au comptant du charbon sur les marchés européens s’est négocié à un cours inférieur (downtick). Les investisseurs ont réagi en vendant leurs actions de producteurs de charbon. En toute honnêteté, il est difficile de prédire les variations de prix au comptant pour n’importe quelle valeur mobilière.

Toutefois, je suis passé à côté de certains éléments : 1) techniquement, les titres montraient une formation de sommets que certains techniciens voient comme un signe de revirement baissier et 2) je croyais que le prix du charbon fluctuait pour rejoindre celui du pétrole plutôt que mener le bal. Il est possible que le prix au comptant du charbon nous indique que le prix du pétrole pourrait emboîter le pas.

En fonction de la formation de la semaine dernière, on pourrait dire que la valeur des titres des producteurs de charbon a tendance à suivre le prix du charbon. Ce qui signifie que ces titres sont plus un indicateur coïncident qu’un indicateur précurseur.

Par contre, les titres pétroliers et de gaz naturel ont tendance à être un indicateur précurseur de la direction du prix du pétrole. Du moins, les investisseurs ne sont pas prêts à évaluer les sociétés énergétiques canadiennes en fonction du prix actuel du pétrole. Pour en témoigner, il suffit de regarder la récente baisse des titres de ressources naturelles comme Suncor
(TSX : SU), Canadian Natural Resources (TSX : CNQ) et EnCana (TSX : ECA).

Si la récente performance du trio énergétique canadien est le symptôme d’un sommet dans les cours du pétrole, alors techniquement le prix de 150 $US le baril de pétrole peut être le même signe de revirement baissier que je n’avais pas vu pour le secteur houiller.

Si vous êtes d’accord avec ce scénario, vous pourriez envisager l’achat du FNB Horizons BetaPro NYMEX Pétrole brut baissier Plus (TSX : HOD, prix récent 6,73 $). HOD cherche à produire un rendement à deux fois l’inverse (200 %) du prix du pétrole. Donc, si le prix du pétrole chute de 5 %, la valeur de HOD devrait augmenter d’environ 10 %. Ici, le prix du pétrole est le prix du contrat à terme sur le pétrole léger non sulfuré du NYMEX pour le mois de livraison suivant.

Au sujet de la discussion de la semaine dernière sur Fording Trust, les options d’achat août 96 affichent un cours acheteur de 0,00 $ et un cours vendeur de 4,95 $. Comme cet écart est suffisamment large pour permettre le passage d’un camion, j’assume que les mainteneurs de marché négocieront à un prix situé entre ces extrêmes. Ma meilleure hypothèse est entre
1,00 $ et 1,50 $.

Si vous avez acheté les options aux États-Unis (c.-à-d. options d’achat FDG août 95), elles ont clôturé à 1,95 $ pour un cours vendeur de 2,40 $US. Vous devriez probablement assumer les conséquences, tout en reconnaissant qu’au moins, les pertes sont limitées à la prime payée.

Si vous avez vendu les options de vente Fording octobre 94 à la Bourse de Montréal ou les options de vente septembre 90 aux États-Unis et que vous êtes prêt à acheter les actions, je considérerais de le faire. En fait, c’est exactement ce que je ferai avec les options de vente Fording que j’ai vendues la semaine dernière. Mon raisonnement s’appuie sur mon opinion à l’effet que les versements de dividende resteront à niveau décent (cela fait référence aux fondamentaux dont j’ai parlé la semaine dernière) et que les options FDG afficheront encore des volatilités implicites élevées. Ce dernier point me permettra de vendre des options d’achat sur les actions nouvellement acquises, ce que je ferai immédiatement après l’assignation de mes options de vente Fording. Notez que, comme l’écart est si large sur le marché canadien, j’ai décidé de vendre des options Fording aux États-Unis.

Pour terminer sur une note plus optimiste, au moins un analyste croit que la liquidation de la semaine dernière était exagérée. Selon l’Associated Press, l’analyste de recherche en matière d’investissements chez Citi, John H. Hill, a relevé sa cote sur quelques-uns des producteurs de charbon américains, la faisant passer de « neutre » à « acheter » sur de meilleures perspectives pour le secteur houiller.

Selon lui, la liquidation récente dans les titres houillers était « excessive ». Hill écrit « This seems profit-taking amid a deteriorating economy, and the end of the beginning, not the beginning of the end. »

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Un commentaire à « Au sujet du billet de la semaine dernière »

  1. Marie-Josée Laramée dit :

    Dans cette stratégie, un investisseur achète l’option à plus longue échéance et vend celle à plus courte échéance (avec le même prix de levée). Comme l’investisseur achète plus de temps qu’il n’en vend, la stratégie entraîne un débit net.

    Normalement, la marge demandée serait 100 % du débit. Toutefois, les institutions financières ont le droit d’exiger des marges plus restrictives que les normes de l’industrie considérées comme une base minimale à exiger.

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