Le secteur financier à prix dérisoire
- Posté par Richard Croft à 20 juin 2008 dans Marché des options
Est-ce que BCE peut être un catalyseur?
J’ai été des deux côtés de la clôture en analysant le secteur financier. Mauvais jugement en prédisant la résilience des banques canadiennes, du moins au point de vue des délais. Atténué par une position baissière sur le secteur avec des options d’achat à court terme (voir le billet du 7 juin : Hémorragie pétrolière).
Voici le résultat! Les banques retrouveront la santé et les conditions de crédit s’assoupliront. Elles le doivent. Sans un secteur financier en santé, on ne peut pas avoir une économie vigoureuse.
Le truc pour les investisseurs est le synchronisme (ou timing). Et cela dépend de deux facteurs : 1) trouver le point où la psychologie tombera à plat et 2) trouver un catalyseur pour rallumer le système.
Le fond du baril semble être atteint parce que les actions des banques sont les premières à être liquidées dans les titres canadiens. Le catalyseur peut être l’entente BCE. La décision de la Cour suprême du Canada donnant raison à BCE, on a allumé un brûleur en dessous du catalyseur.
Pour que ça fonctionne, il faut que les banques participantes respectent leur engagement initial pour financer le rachat. Sur cette question… jusqu’ici, ça va!
Cependant, cette affaire n’est pas encore chose faite. Considérant le peu de temps, si les banques participantes trainent la patte, ça pourrait saborder l’entente. L’argent qui est sur la table aidera beaucoup pour apaiser les craintes des investisseurs.
Cela étant dit, les probabilités favorisent l’aboutissement heureux de l’entente. Donc, les banques participantes respecteront leur engagement. Si le prix du rachat demeure à son niveau initial ou tout près, nous avons notre catalyseur.
Je dis cela parce qu’incontestablement, c’est un rachat significatif. Une entente fructueuse prouvera au marché que les conditions de crédit s’assouplissent. Ce qui enlèvera efficacement un gros poids sur les épaules du secteur financier.
Vous pouvez obtenir un rendement intéressant si vous combinez un secteur moribond à un catalyseur. Ajoutez à cela l’effet de levier et le risque limité des options et la transaction est attrayante. Par exemple, les options d’achat janvier 66 de la Banque Toronto Dominion (TSX : TD, prix récent 65,05 $) ont clôturé vendredi à 4,20 $ l’action. Ou les options d’achat janvier 50 de la Banque de Nouvelle-Écosse (TSX : BNS, prix récent 49,62 $) à 2,80 $. Ou encore, les options d’achat janvier 48 de la Banque Royale (TSX : RY, prix récent 47,60 $) à 3,30 $.

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