Est-ce que les consommateurs se rendent compte des petits changements?
- Posté par Richard Croft à 22 mai 2008 dans Marché des options
Deux jours de baisse importante sur le marché boursier américain.
Et, malgré que le pétrole se négocie à 134 $US le baril, le marché canadien a suivi son voisin américain. La raison : inflation. Même si les secteurs de l’énergie et des matériaux sont importants pour l’économie canadienne, ils ne sont pas l’ensemble de l’économie canadienne.
À un moment donné, les cours du pétrole vont faire une différence. Je suis encore étonné qu’à ce jour, les consommateurs n’ont pas changé leurs habitudes. Vous n’avez qu’à regarder dans le miroir. J’ai personnellement pensé à une hybride… mais sans plus. Idem pour la plupart des consommateurs. Ils rouspètent à la station-service, mais ils paient et passent à autre chose.
Cela étant dit, des changements à peine perceptibles se manifestent. Parlez-en à quiconque dans l’industrie touristique et ils vous diront que le nombre de touristes américains au Canada a atteint son plus bas niveau depuis qu’on a commencé à enregistrer des données. Un retour aux années 1970.
On peut toujours dire que c’est à cause de la valeur élevée du dollar canadien. Mais je pense que ce n’est que la pointe des changements subtils dans les habitudes de consommation. Contrairement aux précédents ralentissements, cela a moins à voir avec la crainte de perdre son emploi et tout à voir avec la baisse du revenu disponible.
Compte tenu de cela, on dépensera de l’argent pour de petites choses : des produits de base essentiels, mettre de l’essence dans sa voiture et aller au resto. Mais il est moins probable qu’on achète une piscine ou qu’on fasse un voyage.
Bien entendu, c’est un des éléments déconcertants. La baisse de la demande pour les voitures nord-américaines a un effet dévastateur en Ontario. Cela renforce le lien entre le Canada et les États-Unis et explique pourquoi les titres canadiens suivent leurs cousins américains.
La solution – mes excuses à nos voisins de l’Ouest – est de réduire les cours du pétrole. Sinon, on atteindra un niveau où l’attitude des consommateurs changera brusquement et la croissance de l’économie mondiale cessera. Résultat : affaissement de la demande pétrolière.
La question est de savoir à quel cours le pétrole franchira la ligne de démarcation. 150 $US le baril… 200 $US le baril?
En attendant, les investisseurs sur options ont la chance de pouvoir en profiter des deux côtés. Les options sur les titres pétroliers se négocient à des volatilités implicites deux fois supérieures à la moyenne du marché. Cela ouvre la porte à des opérations plutôt attrayantes de vente d’options d’achat couvertes.
En vendant une option d’achat couverte, vous participez soit à une frénésie spéculative, soit un cycle imposé par la demande excédentaire – vous décidez. Dans le premier cas, la vente d’options d’achat couvertes protège votre position. Dans le second, vous créez un portefeuille avec un excellent potentiel de revenu et avec un certain potentiel de gain, quoique plus limité.
Acheter le titre Suncor (symbole SU, prix récent 70,98 $) et vendre des options d’achat SU juillet 72 à 4,40 $; ou Canadian Natural Resources (CNQ, 103,93 $) et vendre des options d’achat juillet 105 à 6,20 $; ou EnCana (ECA, 93,61 $) et vendre des options d’achat juillet 94 à 4,65 $.

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