Du nouveau… à tous les jours
- Posté par Richard Croft à 24 avril 2008 dans Marché des options
Décortiquer le domaine agroalimentaire!
Vous avez déjà entendu l’expression « apprend chaque jour quelque chose de nouveau ». C’est un peu ma devise…
Aujourd’hui, j’ai appris quelque chose de nouveau à propos des cotes sur le site Web MX. Quand on fait une demande de cotes dans MX, on saisit le symbole du titre sous-jacent, on clique sur OK et on obtient la série d’options. La série fournit les prix d’options et leur volatilité implicite. Une bonne chose.
Mais quand le titre sous-jacent connaît une importante fluctuation, la liste des prix de levée ne suit pas le prix actuel de l’action sous-jacente. On peut citer des exemples comme Agrium (symbole AGU) et Potash (symbole POT).
Ma première réaction a été de dire que de nouveaux prix de levée n’avaient pas été créés. En fait, oui ils l’avaient été, mais les nouveaux prix de levée ne s’affichent pas quand on entre le symbole racine du titre sous-jacent.
Pour contourner cela, on doit entrer le symbole racine avec un astéristique à la fin. Par exemple, AGU devient AGU*, POT devient POT*. Quand on le fait, on obtient la liste complète d’options avec les nouveaux symboles à la fin de la page. Bien entendu, certains le savaient probablement déjà. Pour moi, c’était quelque chose de nouveau.
Décortiquer le domaine agroalimentaire!
Plus tôt aujourd’hui, POT a annoncé son bénéfice trimestriel. Les résultats sont solides bien qu’ils étaient légèrement inférieurs aux estimations consensuelles.
Pour jouer cartes sur table, les estimations consensuelles dans ce secteur sont imaginaires. L’agriculture en est encore à ses premiers pas dans les « unes ». Les analystes n’ont pas fini d’établir des modèles fonctionnels à long terme. Les investisseurs appuient vite sur la gachette pour une nouvelle… bonne ou mauvaise. Ce qui signifie que l’attitude à court terme entraîne des pointes de volatilité.
Les options AGU (volatilité implicite de 67 %) et POT (VI 58 %) sont dans le premier quartile des volatilités implicites du marché canadien des options. Pour les négociateurs d’options opportunistes, ça peut être une opportunité ou… un désastre.
Mettons les choses en perspective. On sait que le vrai « business »de AGU, POT et, du côté américain, Mosiac (MOS) est d’améliorer le rendement de culture. Rien de nouveau.
C’est la montée de la demande en produits d’alimentation de base qui est nouvelle. La demande provient de sources quantifiables. La recherche de biocarburants a accru la demande en blé et en soja. La classe moyenne grandissante des marchés en émergence a augmenté la demande en protéines dans leur régime alimentaire. Les protéines viennent du bétail… les vaches doivent se nourrir. Et le cercle de la vie est complet à nouveau.
Au bout du compte… afin de répondre à une demande accrue, les fermiers sont prêts à payer des prix plus élevés pour des produits qui améliorent le rendement de culture. Un véritable pactole pour les entreprises comme AGU, POT et MOS.
Mais il y a un autre côté à cela. Quand la demande augmente, les prix alimentaires montent. Si on accède à la classe moyenne, on peut surement absorber la hausse de prix. Ce n’est pas le cas pour les gens qui habitent dans des régions sous-développées. La plupart de ces personnes ne peuvent donc plus se permettre les produits de base. Ils peuvent se permettre acheter du pain à 30 cents, mais probablement pas à 60 cents.
Ne vous y trompez pas, la famine éclipse les profits. Comme cela devrait. Il faut seulement reconnaître le risque des entreprises qui visent à améliorer l’approvisionnement alimentaire. Par définition, ils ont l’épée de Damoclès au-dessus de leur tête.
Bien entendu, il y aura une demande accrue pour leurs produits (c.-à-d. fertilisant) – ce qui améliorera leur résultat net. Mais, à un moment donné, ces entreprises ne pourront plus augmenter leur prix à l’improviste. Soit moralement ou politiquement!
Quand on parle d’alimentation, il y a un mur politique qui peut arrêter l’augmentation des prix en tout temps. À ce jour, cela ne s’est pas produit. Mais à plus long terme, l’inélasticité potentielle des prix dans ce secteur rend difficile la modélisation d’une proposition de valeur à long terme.
Cela étant dit, je crois que vous devriez avoir une certaine exposition à ce secteur. Et avec la récente baisse de prix de l’action AGU (prix de 85,22 $ au moment d’écrire ces lignes) et de l’action POT (198,90 $), et leur volatilité implicite, c’est probablement un bon moment pour vendre des options de vente garanties mai, juin ou juillet.
Si ce secteur vous plaît, vous pourriez vendre des options de vente AGU mai 80 à 3,50 $, des options de vente AGU juin 82 à 6,50 $ ou des options de vente AGU juillet 76 à 5,00 $.
Les options de vente POT mai 190 à 7,15 $ sont aussi attrayantes tout comme les juin 190 à 13,50 $ ou les juillet 185 à 14,10 $.

Ajouter un commentaire