Le cuivre : nouvel eldorado?
- Posté par Richard Croft à 28 mars 2008 dans Marché des options
Un inventaire bas, des interruptions de l’approvisionnement, et une forte demande provenant de la Chine et de l’Inde poussent le prix du cuivre à la hausse. Les prévisions indiquent maintenant que le prix du cuivre pourrait atteindre 3,50 $US la livre en 2008 et jusqu’à 4,00 $US en 2009.
Un rapport de UBS Securities mentionne que « le risque d’interruptions importantes (au Chili et en Afrique) dans les prévisions de production est très élevé. La main-d’œuvre, l’entretien, les conditions météorologiques, la teneur du minerai traité et, de plus en plus, l’énergie s’additionnent pour rendre la demande en cuivre une des plus précaires parmi tous les métaux de base. »
Il faut s’attendre à ce que cela continue de se répercuter sur les actions des entreprises d’exploitation minière de cuivre. Teck-Cominco (TSX : TCK.B) et Anaconda Gold (TSX : ANX) ont toutes deux de gros intérêts pour le cuivre. De plus, la première entreprise a des options sur son titre; la seconde entreprise semble être une option.
Teck vient d’annoncer ses plans pour aller de l’avant avec une mine de cuivre géante au Panama avec ses partenaires Inmet Mining Corp. et Petaquilla Copper Corp. Toutefois, les coûts sont très élevés et la production risque de prendre beaucoup de temps.
Même chose pour la plupart des entreprises dans ce domaine. Le risque réside dans la recherche d’un risque plus élevé – dépôts à coût plus élevé – pour répondre à la demande grandissante. Et elles peuvent engranger des profits facilement tant et aussi longtemps que les marges demeurent saines. C’est-à-dire tant que la demande reste forte.
Au bout du compte, tout dépend de la demande des économies émergentes. La question ou le risque est de savoir comment ces économies seraient touchées par un important ralentissement si les États-Unis plongeaient dans une récession.
Les négociateurs d’options profiteront donc d’opportunités. Surtout parce que les risques associés à ces entreprises se traduisent en une volatilité plus élevée, donc pour les titres ayant des options, des primes plus élevées.
Par exemple, TCK a clôturé à 42,90 $ vendredi. Les options d’achat avril 44 se négociaient à 1,30 $. L’achat de TCK et la vente d’options d’achat avril 44 à 1,30 $ procurent un rendement si exercé de 5,77 % et un rendement si inchangé de 3,13 %.
En revanche, ANX n’a pas d’options. Mais si on avale cette histoire, l’entreprise en elle-même est une option d’achat. Le titre a clôturé à 1,05 $ l’action vendredi; alors, acheter le titre revient à acheter une option d’achat à risque élevé sur les prospects de cuivre et, peut-être, pour la croissance économique mondiale.
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La semaine dernière, j’ai parlé d’une stratégie d’options sur Bear Stearns. Je ne savais pas que JPMorgan Chase quintuplerait son offre lundi. Cela a enlevé la raison d’être de la stratégie.
Toutefois, il est intéressant de noter comment le marché des options semble avoir tenu compte d’un tel événement dans le prix des contrats. Ce qui revient à dire que c’était la raison pour laquelle une telle transaction était possible le vendredi précédent. Encore une fois, cela démontre que les options sont probablement un des marchés des plus efficients dans le domaine économique.

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