Au bord de l’abîme
- Posté par Richard Croft à 15 janvier 2008 dans Marché des options
Tomberons-nous dans l’abîme ou serons-nous poussés par le vent?
Bonne année!
Rien n’égale un début d’année marqué par des titres en chute libre. Du moins, pour les marchés américains. De côté canadien, le marché a été ébranlé par l’or, les matériaux et, en début d’année, le pétrole.
Aujourd’hui, considérant les derniers chiffres sur l’emploi (le Canada a perdu 19 000 emplois en décembre), les analystes parlent maintenant d’un ralentissement. Corrigez-moi si j’ai tort, mais les économistes américains n’ont-ils pas parlé d’un ralentissement pour leur pays? Et, il me semble que l’économie canadienne est encore dépendante des États-Unis.
Un ralentissement au Canada ne devrait pas nous surprendre. Ce ralentissement affectera surtout le huard; les pertes d’emploi enregistrées ont fait perdre un cent au dollar canadien par rapport au dollar américain.
Cette réaction est peut-être disproportionnée. Tout rapport sur l’emploi ne vaut pas le papier sur lequel il est écrit. Les données n’étaient pas spectaculaires. Au plus, il s’agissait d’une correction aux chiffres des mois précédents. La vraie question est la tendance. Et pour cela, il y a de meilleurs indicateurs au sud de la frontière.
Par exemple, quoique peu élevées, les ventes au détail aux États-Unis pendant la période de Noël ont été supérieures aux prévisions. Surveillez les commentaires de Réserve fédérale américaine. Jeudi dernier, M. Bernanke a évoqué d’importantes baisses de taux. Interprétez cela comme 200 points de base cette année! Ce qu’il faut retenir, c’est que ce qui se passe aux États-Unis ne reste pas qu’aux États-Unis. Ça touche aussi le Canada.
Une économie américaine ralentissante signifie une demande réduite pour le pétrole et, plus inquiétant encore, un ralentissement des exportations manufacturières, le moteur principal de l’activité économique dans le centre du Canada.
Votre idée de l’importance de tout cela variera selon que l’économie américaine ralentit, entre en récession ou pire entre en phase de stagflation. Un ralentissement veut dire une croissance plus lente, et non une croissance négative. Une récession implique une croissance négative s’étendant sur un à trois trimestres et une stagflation est une croissance négative avec de l’inflation.
La stagflation est le pire cas et, comme je l’ai mentionné dans mon dernier billet, le scénario qui est le plus susceptible d’entraîner une forte hausse du prix de l’or. C’est aussi le moins probable.
Une récession ou plus probablement un ralentissement signifie des prix plus bas pour le pétrole, un dollar canadien plus faible (ou si vous préférez, un dollar américain plus fort) et une autre année de croissance inférieure à 10 % pour l’indice composé S&P/TSX.
Néanmoins, le marché de l’emploi continuera d’être fort. Nous perdrons peut-être quelques emplois, mais les caractéristiques sociodémographiques en Amérique du Nord (c’est-à-dire, il y a tellement de travailleurs qui seront bientôt à la retraite) garantissent pour ainsi dire un taux de chômage faible.
Cela étant dit, toutes mes excuses pour continuer sur le même thème, dans le scénario de croissance lente / récession, les banques seront les premières à appuyer la reprise. Les taux d’intérêt devraient assurément baisser dans un tel scénario, ce qui stimulera l’activité économique, stabilisera et même revitalisera le marché immobilier. Tout pour relancer la demande de crédit.
Le secteur aurifère sera aussi un des plus prometteurs cette année. Je dis cela à un moment où ce secteur a déjà relancé la parade des rendements, ce dont je discutais dans mon dernier billet. En passant, si vous avez des options d’achat sur Barrick ou Goldcorp, encaissez un peu des profits.
Cependant, on ne verra probablement pas l’or à 2 000 $US l’once. Le prix de l’or atteindra certainement 1 000 $US et redescendra. Il y a encore un potentiel de gain pour les producteurs canadiens d’or avec beaucoup de pépites jaunes dans le sol.
Donc, regroupons-nous et demandons à la MX d’inscrire des options sur les Fonds Horizon BetaPro. Cette compagnie offre des FNBs haussiers et baissiers qui misent (habituellement à un taux de 2 pour 1) sur le rendement d’un indice sous-jacent.
Ces produits sont des FNB basés sur un indice dont la volatilité importante augmente les primes d’options. Cela donne d’excellentes opportunités pour l’achat et la vente d’options d’achat couvertes. De plus, la plupart des FNBs BetaPro ont une excellente liquidité, ce que les négociateurs d’options utilisent pour compenser leur activité de maintien de marché.
Allez MX, inscrivez ces options.

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