CIBC - partie 2
- Posté par Richard Croft à 10 décembre 2007 dans Marché des options
Quand on examine les données sur le rendement des titres des institutions financières canadiennes en novembre, on peut penser que les pressions spéculatives ont éclipsé les faits et la logique. Au cours du mois, la plupart des banques et des compagnies d’assurance ont enregistré leur plus basse valeur des 52 dernières semaines. Malgré des annonces supérieures aux résultats prévus.
En fin de compte, bien entendu, la réaction du marché n’a rien à voir avec les résultats réels. Tout vient de l’incertitude entourant les dépréciations potentielles à venir. La CIBC est une étude de cas classique du reflet de l’incertitude dans la volatilité et le prix des options.
Peu après l’annonce des résultats supérieurs aux attentes de la CIBC, le titre a augmenté à 90 $ l’action. Quand les analystes ont entrepris de disséquer les chiffres, il est devenu évident – ou non – que la CIBC détenait 11 milliards de dollars américains en exposition « couverte » à la crise des prêts à risque aux États-Unis.
Personne n’est vraiment certain de ce que « couverte » veut dire dans ce contexte. Même la direction de la CIBC. Nous savons que le marché boursier déteste l’incertitude alors que le marché des options l’adore. Surtout si elle a le potentiel d’influer beaucoup la valeur d’une compagnie. Une dépréciation potentielle de 11 milliards de dollars américains est, selon toute mesure, significative.
Comme le marché se débat avec l’énormité du chiffre, le titre de la CIBC a été malmené. Vendredi dernier, le titre de la CIBC a clôturé à 79,55 $. Au cours de cette journée, le titre a atteint un sommet de 81,50 $ et un plancher de 79,36 $. Et d’autres variations se produiront encore.
Revenons au point de départ, le marché des options où les négociateurs d’options à court terme et à parité ont fixé à 40 % la volatilité de CIBC. Ce qui est bien au-dessus des autres banques canadiennes comme la BNS dont les options indiquent une volatilité de 21 % et la BMO à 28 %.
D’autres points à considérer. Si vous aviez acheté le straddle CIBC décembre 90 de l’exemple de la semaine dernière, cela aurait pu être rentable. L’achat d’options de vente CIBC l’aurait été aussi contrairement à l’achat d’options d’achat CIBC – quoique si vous étiez assez rapide, cette stratégie comportait un point de sortie rentable.
À ce stade, on a une opportunité idéale pour la vente d’options d’achat CIBC couvertes ou pour la vente d’options de vente à découvert. Pour les signataires d’options d’achat couvertes, acheter les actions à 79,55 $ et vendre les options d’achat janvier 80 à 3,50 $ (volatilité implicite 34,69 %) ou les options d’achat avril 80 à 5,85 $ (volatilité implicite 31,85 %) ou les options d’achat juillet 80 à 7,20 $ (volatilité implicite 30,14 %).
Les options d’achat janvier un rendement si exercé de 5,19 % pour les six semaines (rendement si inchangé à 4,6 %); les options d’achat avril, un rendement si exercé de 8,54 % pour les quatre mois et demi (rendement si inchangé 7,93 %); et les options d’achat juillet, un rendement si exercé de 10,57 % pour les sept mois et demi (rendement si inchangé 9,95 %). Ces rendements n’incluent pas les dividendes.
La vente d’options de vente janvier 80 génère un revenu de 4,40 $ (volatilité implicite 39,24 %); les options de vente avril 80, 6,25 $ (volatilité implicite 32,45 %); et les options de vente juillet 80, 7,55 $ (volatilité implicite 30,70 %).

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