Les bénéfices des banques peuvent créer des opportunités

Le temps des bénéfices va bientôt commencer pour les investisseurs canadiens. Le secteur le plus intéressant, et probablement le plus difficile à évaluer, est le secteur bancaire canadien.

On sait que ce secteur a été frappé durement. Plus que je ne l’aurais imaginé.

Le tort le plus récent repose sur des dépréciations potentielles du côté américain des mauvais crédits. Le marché a été impitoyable pour la CIBC (CM) et la Banque de Montréal (BMO). Parce que le marché croit que les dépréciations totaliseront au moins 2 milliards de dollars.

Mais… ce chiffre pourrait s’avérer juste, ou trop élevé, ou trop bas. Personne ne sait. Même la direction des banques canadiennes peut seulement l’estimer. En fin de compte, les dépréciations sont une question de jugement. On évalue le pourcentage des crédits non réglés qui feront défaut. Ensuite, on se demande quel pourcentage de ce chiffre pourra être recouvert en forclusions.

Sans surprise, la volatilité des titres bancaires est en hausse. Les options CIBC se négocient à une volatilité implicite frôlant 40 %, au moment où la volatilité historique à 30 jours est à 23 %. Idem pour la Banque de Montréal, volatilité implicite entre 35 % et 40 %, volatilité historique à 30 jours à 23 %.

La Banque Royale se situe au milieu du peloton avec une volatilité historique à 23 % et une volatilité implicite oscillant autour de 30 %.

Dans la fourchette inférieure de la volatilité historique, on retrouve la Toronto Dominion (symbole TD, volatilité implicite frôlant 30 % et la Scotiabank(symbole BNS, volatilité historique à 18 % et volatilité implicite entre 20 % et 25 %). BNS affiche une volatilité plus basse parce qu’elle est moins exposée aux marchés américains du crédit. Surtout parce qu’elle s’est concentrée sur l’Amérique du Sud.

Le marché des options suppose donc que CM et BMO surprendront. Comme le marché semble spéculer sur la pire situation, toute surprise serait sans doute du côté positif. Comme une exposition inférieure à ce que le marché anticipait.

Pour BNS, on spécule que les résultats seront assez positifs. En fait, des analystes s’attendaient à de bons résultats pour toutes les banques n’eut été des dépréciations. Comme BNS n’aura probablement pas de problèmes sérieux, c’est une bonne candidate pour une remontée.

Si vous croyez que les bénéfices seront supérieurs aux prévisions, vous pourriez prendre des positions sur CM, BMO ou BNS. Je resterais loin de TD et RY simplement parce qu’il est trop difficile d’évaluer si elles sont très exposées.

Si je spéculais sur BNS, j’achèterais des options d’achat décembre parce qu’elles sont à bon marché. Pour CM ou BMO, j’examinerais des stratégies de vente d’options. Avis aux investisseurs haussiers, achetez les actions sous-jacentes et vendez des options d’achat couvertes décembre ou janvier ou des options de vente à découvert.

  • Share/Bookmark

Ajouter un commentaire

Spam Protection by WP-SpamFree