Vente d’options d’achat couvertes : trop beau pour être vrai ou… un bijou méconnu

Reçu récemment une question intéressante au sujet des risques liés à la vente d’options d’achat couvertes. La stratégie du signataire était de vendre des options d’achat à parité contre une position sur iShares CDN S&P/TSX 60 Fund (XIU). Dès que l’achat d’iShares est confirmé, il vend des options d’achat à parité. En procédant ainsi, il peut établir une fourchette de profit, qu’il soit exercé ou non. Encore plus important, comme il le mentionne, « il dort sur ses deux oreilles ».

Le lecteur se sent bien, dort bien. Alors, où est le piège?

Fait intéressant, la stratégie utilisée est la même que celle de l’indice MX des ventes d’options d’achat couvertes. Comme on a plus de dix ans de données historiques sur l’indice, on peut dire que le risque – défini comme la volatilité – est inférieur au risque lié à la simple détention d’iShares. On peut aussi dire que depuis 1993, la vente d’options d’achat couvertes a généré les mêmes rendements que l’approche de la simple détention de parts.

Risque inférieur à la simple détention. Rendements égaux à la simple détention. Dans le marché institutionnel, la combinaison de risque réduit et de rendements égaux se traduit par un alpha positif. C’est sensiblement la même chose pour des rendements supérieurs avec le même risque. Dans les deux cas, un alpha positif est généré par les rendements positifs rajustés au risque… le Saint-Graal des gestionnaires de fonds.

Trop beau pour être vrai? C’est peut-être excessif. Le risque réel de la vente d’options d’achat couvertes est de perdre le titre et de perdre un potentiel de gain assez important. Ce qui arrive à l’occasion. Mais à long terme, les signataires d’options d’achat couvertes savent que le marché passe une bonne partie de son temps à l’intérieur d’une fourchette de négociation.

Même quand les marchés bougent, les primes d’option ont tendance à s’accroître – ce qui améliore le rendement de la de vente d’options d’achat couvertes. En fait, l’indice MX des ventes d’options d’achat couvertes a suivi la performance des iShares pendant des périodes de rendements élevés sur le titre dans les années 90. C’est la même chose aujourd’hui malgré une remontée importante des prix des titres canadiens poussés par le secteur énergétique.

Et c’est là le vrai avantage. Saviez-vous qu’à l’expiration des options septembre, le XIU a clôturé à 81,40 $. Un mois plus tard, à l’expiration du 19 octobre 2007, le XIU a clôturé à 81,39 $. Le marché a fluctué à la hausse et à la baisse en octobre, mais a clôturé à son point de départ. La simple détention de titre n’a généré aucun gain. Le signataire d’options d’achat couvertes peut non seulement « dormir sur ses deux oreilles », mais il a encaissé la prime entre-temps.

Ce n’est pas tant d’être trop beau pour être vrai. Disons simplement que la vente d’options d’achat couvertes est un bijou méconnu dans l’industrie des services financiers.

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