Autres sources de revenu

Pour les investisseurs en phase de décaissement.

On discute beaucoup de la vente d’options d’achat couvertes. Une stratégie de base des options envisagée selon trois perspectives : 1) avantage lié à l’encaissement de la prime reçue, 2) la protection à la baisse fournie par la prime et 3) le fait qu’on prédéfinit un prix cible pour le titre sous-jacent. Bref, on examine généralement cette stratégie selon l’intérêt du placement.

Mais quand est-il d’examiner la stratégie simplement comme une source de revenus. Surtout pour les investisseurs qui sont à un stade de retrait dans leur vie financière… pas au stade d’accumulation.

C’est une distinction importante. Étant donné l’évolution démographique, cela intéresse bien entendu plusieurs investisseurs. Pour cette raison, j’ai joint une feuille Excel qui est un simple calculateur de couverture pour les investisseurs qui recherchent un revenu. (Note au lecteur : le calculateur est offert en anglais seulement.)

Quand on voit la vente d’options d’achat couvertes comme le seul modèle de revenu, on enlève quelques-uns des paramètres qui en font une stratégie de base. Par exemple, une partie ou toute la prime reçue sera sans doute considérée comme un revenu de la part de l’investisseur. Alors, la stratégie n’offre plus la même protection à la baisse.

Vous pourriez discuter des avantages fiscaux de la stratégie. Le revenu de prime d’option étant imposé comme un gain en capital et, en supposant que le titre sous-jacent paie un dividende, the traitement positif accordé à cette rentrée d’argent. Mais, en réalité, ce n’est qu’une question de risque et l’investisseur axé sur le revenu cherche une alternative de qualité aux valeurs vedettes comme les obligations gouvernementales, les CPG et les actions privilégiées. Mais voilà assez de préambule.

Examinons un exemple avec des options à parité en utilisant Banque de Montréal (symbole BMO, prix récent 61,25 $, dividende 2,78 $). Il y a quatre raisons pour lesquelles j’ai choisi ce titre : 1) par rapport au titre, je pense que le prix intègre presque toutes les mauvaises nouvelles –ce qui suggère un risque à la baisse minimal, et 2) ce n’est pas une mauvaise alternative aux CPG. En d’autres mots, pour acheter un CGP de BMO, vous êtes à l’aise de leur prêter de l’argent. Si vous êtes à l’aise avec cela, vous devriez l’être avec la détention de ce titre.

Numéro 3) je crois que le dividende continuera d’être payé aux taux actuels, et peut-être même qu’il augmentera, et 4) j’utilise un exemple de vente d’options d’achat à parité à long terme couvertes parce que je suppose que l’investisseur axé sur le revenu ne cherche pas le potentiel de gain, mais cherche plutôt une source de revenu avantageuse d’un point de vue fiscal supérieure à ce qui est offert par les alternatives de bonne qualité disponibles. Le dernier point reconnaît qu’un portefeuille à revenu fixe à moyen terme procure un rendement d’environ 5,2 %, alors une source de revenu fiscalement avantageuse de, disons, 7 % par année devrait être intéressante.

À partir de ces hypothèses, nous achetons 1 000 actions BMO à 61,25 $ l’action (coût total de 61 250 $) et vendons des options d’achat à long terme BMO janvier 2009 avec un prix de levée de 62 $ à 5,15 $ l’action (aux fins de divulgation, j’ai exécuté cette position exacte dans mes portefeuilles de revenu sous gestion).

En règle générale, en analysant une vente d’options d’achat couvertes, on examinerait le coût net pour implanter la position, le rendement si exercé et le rendement si le titre ne bouge pas. Toutefois, pour un investisseur axé sur le revenu, on devrait examiner la stratégie du point de vue de l’encaissement et de la protection à la baisse.

En termes d’encaissement, on suppose que l’investisseur obtiendra 7 % par année, ce qui équivaut à 4 287,50 au cours des 15 prochains mois (basé sur un placement net de 61 250 $, ce qui équivaut aux 1 000 actions BMO à 61,25 $ l’action).

On veut maintenant savoir combien d’argent supplémentaire est généré pour qu’on puisse définir le niveau de protection à la baisse (s’il y en a) après le retrait initial. Dans l’exemple BMO, il y a un excédent d’argent et si on entre les paramètres dans le calculateur ci-joint, le seuil de rentabilité à la baisse après tous les retraits pour la période de détention est de 56,71 $ l’action.

L’essentiel pour les investisseurs à revenu est le résultat net. Quel est mon encaissement? Est-ce que j’obtiendrai une protection à la baisse raisonnable une fois que j’aurai encaissé mon revenu? Et finalement, est-ce que je suis à l’aise à long terme avec la détention de ce titre.

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