Avide de revenus
- Posté par Richard Croft à 10 août 2007 dans Marché des options
Des opportunités de vente d’options d’achat couvertes
L’Indice MX de volatilité implicite (symbole MVX) a presque doublé en valeur du jour au lendemain. En fin de journée jeudi, MVX a clôturé à 24,05, dix points plus élevés qu’en début de semaine. Tout comme pour le CBOE Volatility Index (symbole VIX, fermeture récente 26,48), lui aussi en hausse de 10 points au cours de la dernière semaine.
MVX suit la volatilité implicite des options sur iShares S&P/TSX 60 Fund (symbole XIU, prix de fermeture jeudi 77,90 $). Plus la volatilité est élevée, plus le prix de l’option est élevé.
Jusqu’à quel point? Imaginons qu’on suit l’option d’achat XIU septembre 78. Jeudi, le cours acheteur clôturait à 2,51 $, ce qui équivaut à une volatilité implicite de 24 %. La semaine passée, toutes choses étant égales par ailleurs, cette option aurait été négociée à une volatilité implicite de 14 %, ce qui aurait porté sa valeur à 1,55 $.
On sait que la notion de volatilité est très importante que vient le temps de choisir une stratégie d’option. Ce que ces valeurs de volatilité implicite nous disent est que les négociateurs sont préoccupés, s’attendant au pire.
Tout investisseur sérieux doit donc séparer le bon grain de l’ivraie. Dans ce cas, il faut évaluer adéquatement l’étendue réelle du resserrement du crédit. Une telle analyse est beaucoup trop poussée pour ce billet. Toutefois, quand la poussière retombe, on se rend compte que, généralement, la crainte des investisseurs était plus importante que le risque réel.
D’un point de vue positif, la probabilité d’une hausse des taux d’intérêt par la Banque du Canada en septembre a grandement diminué. Ce que je croyais probable bien avant cette débâcle.
Autre aspect intéressant : la performance de Bear Stearns Companies (NYSE : BSC) qui a clôturé jeudi à 114,05 $. Le titre a perdu 82 cents US de plus dans des transactions hors séance, bien qu’à ce prix, le titre était plus haut que la baisse de son cours enregistré lundi (100,55 $US).
La liquidation de lundi faisait suite aux commentaires du directeur financier de Bear Stearns sur la gravité de ce resserrement du crédit. Les investisseurs se sont donc rués vers la sortie comme lors de la panique d’octobre 1987 et de septembre 2001.
Plusieurs considèrent Bearn Stears comme un spécialiste des services de banque d’investissement sur la scène des prêts à haut risque, incluant la gestion des fonds de couverture dans ce segment. Il n’est donc pas surprenant de constater que cette compagnie prend les plus gros risques. Le fait que le titre soit plus haut que ce niveau indique que les négociateurs croient que le titre s’approche de son niveau le plus bas. Qui vivra verra.
Nous savons donc que c’est une des meilleures opportunités de vente d’options d’achat couvertes que le marché canadien a connues au cours des trois dernières années. Bien entendu, si nous ne croyons pas que c’est la fin du monde.
De bonnes occasions pour vendre des options d’achat sur les banques canadiennes avec des volatilités implicites générales supérieures à 22 %. De meilleurs exemples existent sur les pétrolières comme Canadian Natural Resources (vol. impl. de 38 %), Suncor (vol. impl. 34 %) et les aurifères comme Goldcorp (vol. impl. 40 %) et Barrick Gold (vol. impl. 38 %).

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