Straddles sur l’énergie
- Posté par Richard Croft à 28 juin 2007 dans Marché des options
Pour ceux qui croient que les prix de l’énergie continueront de bouger
Vous ne savez plus quoi penser à propos de la direction des prix du pétrole et du gaz naturel. Bienvenue au club. L’activité des négociateurs a eu des effets catastrophiques sur les titres canadiens de l’énergie : à la hausse un jour, à la baisse le lendemain. Comme un cha-cha-cha.
Personnellement, je crois que le prix du pétrole baissera. Ce n’est pas qu’on écoute dans les hautes sphères pétrolières… Toutefois, je crois qu’on peut prouver que, dans 18 mois ou plus, le baril de pétrole devrait valoir entre 45 $US et 55 $US.
Ne vous inquiétez pas pour la santé de nos sociétés d’énergie même si le prix du pétrole est plus bas. Elles peuvent encore annoncer des résultats décents avec le baril à 50 $. En fait, si le marché pouvait se rendre compte d’une certaine stabilité dans le prix des produits d’énergie, il pourrait faire monter le prix des sociétés d’énergie.
Aujourd’hui, le problème est de trouver une façon d’évaluer les sociétés d’énergie quand la volatilité du titre sous-jacent est si importante. Malheureusement, les variations de prix que les produits d’énergie connaissent, peuvent subir le contrecoup d’un mauvais système météorologique dans le Sud-Ouest américain. Ce qui signifie que la volatilité ne perdra pas de sa vigueur.
Pour les négociateurs d’options, il y une occasion d’intervenir avec une position acheteur sur un straddle. Un straddle implique l’achat d’une option d’achat et d’une option de vente sur le même titre sous-jacent, avec le même prix de levée et la même date d’expiration. Pour faire le saut, vous devez penser comme moi que le marché des options sous-estime la volatilité réelle que ce secteur connaîtra à court terme (c.-à-d. un à trois mois).
Par exemple, examinons une position acheteur sur un straddle EnCana (symbole ECA, prix récent 66 $). On peut acheter une option d’achat ECA juillet 66 à 1,80 $ et une option de vente ECA juillet 66 à 1,70 $ pour un coût total de 3,50 $. Ces prix démontrent que le marché estime à 28 % le niveau de volatilité implicite.
Le straddle sera rentable si ECA fluctue de plus de 3,50 $ au cours des trois prochaines semaines, moment où l’option juillet expirera. La fourchette de rentabilité pour ECA est atteinte si ECA monte au-dessus de 69,50 $ ou baisse en deçà de 64,50 $. Étant donné le comportement du titre au cours des trois dernières semaines, il n’en faut pas beaucoup pour penser que les deux bornes de la fourchette de négociation peuvent être dépassées.
Le straddle sera aussi rentable si le marché augmente la volatilité présupposée prise en compte dans les contrats d’options. Par exemple, supposons qu’au cours de la prochaine semaine, ECA monte de 2,00 $ à 68 $, redescende à 65 $, et remonte encore à 66 $. Le titre serait à son point de départ, avec une semaine avant l’expiration. Mais si le marché augmentait réellement la volatilité présupposée à environ 36 %, le straddle vaudrait donc 3,80 $. Ce qui en fait une transaction rentable même s’il y a moins de temps avant l’expiration et que la relation entre le prix de levée et le prix du titre ne change pas.
D’autres straddles à parité peuvent être exécutés sur Canadian Natural Resources (symbole CNQ, prix récent 70,50 $, pour un straddle à 70 $), Suncor (SU, 95 $, pour un straddle à 95 $) et Petro-Canada (PCA, 55,80 $, pour un straddle à 56 $).

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