Nortel Networks - Tout sauf une histoire de croissance

Est-ce seulement moi ou personne d’autre n’est en mesure d’évaluer Nortel? Si ce ne sont pas les sempiternelles mises au point sur les gains, ce sont des rumeurs que Nortel s’engage dans une frénésie d’achats.

Qui plus est, la force du dollar canadien permet à Nortel de tenter sa chance avec les compagnies américaines. Avaya étant la plus récente étude de cas dans le moulin à rumeurs Nortel.

Est-ce que Nortel cherche à de se réaffirmer comme société en pleine croissance au Canada? Chose certaine, une entente pour éliminer Avaya serait une étape dans cette direction. Cela augmente la part de marché et donne à Nortel accès à l’entreprise de service lucrative d’Avaya. Mais à quel coût?

D’abord, on peut s’interroger sur la valeur lucrative réelle des services d’Avaya. Comme l’écrit Chris Umiastowski, un analyste de TD Newcrest, les revenus de service constituent 46 % des revenus d’Avaya en 2006. Cependant, l’essentiel de ce chiffre est composé de travaux d’entretien, ce qui n’est peut-être pas renouvelable à long terme.

Umiastowski n’est pas le seul. Peu d’analystes y voient une combinaison viable. Un des problèmes étant le peu de synergie de la gamme de produits. Un autre problème, le coût de cet achat.

Même avant la remontée d’Avaya, le titre se négociait à 19,5 fois les gains. Quand on examine ce chiffre en termes du rapport C/B à 14,5 de Nortel, l’entente aura un effet dilutif sur le bénéfice net de Nortel. Peu importe à combien vous évaluez ce bénéfice net.

À mon sens, Nortel est une société avec un flux solide de gains, mais sans vision claire. Et même si cela semble sévère, ça place au moins la compagnie dans un contexte où les investisseurs pourraient vouloir agir.

À ce point-ci, Nortel est tout sauf une histoire de croissance. Elle agit plus comme un titre de produit de base. Une volatilité raisonnable (volatilité historique à 37 %, volatilité implicite à 34 % pour les options à parité), tout en étant coincé dans une fourchette de négociation. Cette combinaison en fait une candidate intéressante à la vente d’options d’achat couvertes (note indicative : j’ai vendu des options d’achat couvertes sur Nortel dans mon fonds de revenu).

Par exemple, avec le titre à 28 $, les options d’achat juillet 28 se négocient à 1,40 $. Une vente couverte procure un rendement de 5,2 % (sans tenir compte des frais de transaction) pour les huit prochaines semaines si le titre demeure à ce niveau ou si l’option est exercée.

  • Share/Bookmark

Ajouter un commentaire

Spam Protection by WP-SpamFree