Les rumeurs courent sur les taux d’intérêt - La réalité autour des gains

Le ralentissement de l’économie nord-américaine, l’incertitude entourant le marché américain de l’habitation et les préoccupations relatives aux taux d’intérêt pèsent dans les décisions des négociateurs. Comme sur la Réserve fédérale américaine. Le résultat… La Fed maintenait le statu quo plus tôt cette semaine, en ajoutant qu’elle continuera de surveiller l’inflation. Ce n’est rien de nouveau.

Certains analystes y voient une raison de continuer à surveiller de près la Fed pour une hausse possible. Je suis de l’avis contraire. Les fonds fédéraux demeureront stables pour l’été et la prochaine action sera de réduire les taux. Pensez-y : si vous penchez du côté des taux plus élevés, vous envisagez donc plusieurs hausses de taux. Une seule hausse ne ralentira pas beaucoup l’inflation. Des hausses successives ne sont pas envisageables pour la Fed américaine, et surtout pas pour les politiciens.

Malgré les données macroéconomiques d’une inflation plus élevée que prévue, d’un ralentissement de la croissance du PIB et des chiffres solides sur l’emploi, nous avons un défilé de gains dépassant les prévisions. Des deux côtés de la frontière. Chose importante, puisque les gains sont encore le premier moteur des rendements du marché boursier.

Cela étant dit, la qualité des gains me préoccupe. Particulièrement pour les compagnies américaines. Quand on examine les chiffres qui dépassent les prévisions des piliers mondiaux comme General Electric et Microsoft, on remarque qu’ils en ont beaucoup pour leur argent une fois leurs gains à l’étranger reconvertis en une devise américaine plus faible. Le marché n’a pas encore réagi, mais cela ne saurait tarder à la fin de la saison des gains.

Les compagnies canadiennes font face au problème opposé. Les données sont adoucies puisque notre participation aux marchés mondiaux est reconvertie en l’une des devises les plus performantes au monde.

Alors, voici la question pour les investisseurs : est-ce que les données canadiennes sous-estiment la croissance ou est-ce que les données américaines surestiment la réalité? À ce point-ci du cycle et étant donné le temps depuis lequel les marchés montent sans correction acceptable, je penche pour la dernière hypothèse.

Mon approche vis-à-vis de nos produits d’actions à gestion active est de maintenir notre exposition aux titres qui produisent des dividendes tout en vendant des options d’achat couvertes pour réduire un peu le risque à la baisse. Sans mentionner le revenu supplémentaire de la prime d’option.

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