Le choix du prix de levée dans la vente d’options d’achat couvertes

La vente d’options d’achat couvertes est une stratégie qui consiste à vendre un contrat d’options d’achat pour chaque tranche de 100 actions que nous détenons dans notre portefeuille. La vente des options d’achat nous engage à vendre nos actions au prix de levée.

Par conséquent, le choix du prix de levée est très important puisqu’il détermine le prix de vente potentiel de nos actions. Plus le prix de levée est élevé, plus on pourra vendre nos actions à un prix élevé en cas de hausse. Cependant, un prix de levée élevé pour des options d’achat signifie que la prime que nous recevrons sera moins élevée à comparer à un prix de levée qui serait plus près du prix actuel de l’action. Il n’y a rien de gratuit en finance.
Lire la suite »

  • Share/Bookmark

La vente d’options d’achat sur Potash Corporation of Saskatchewan (POT)

Cette semaine la compagnie BHP Billiton Ltd. a lancé une offre publique d’achat pour acheter les actions de Potash Corporation of Saskatchewan (POT) au prix unitaire de 130 $US (136 $CA). POT a rapidement recommandé à ses actionnaires de rejeter cette offre qu’elle juge insuffisante. Le prix des actions de POT a rapidement grimpé pour terminer la semaine à 157,06 $CA alors que son prix de fermeture le 16 août (la veille de l’offre) était de 117,13 $CA. Le marché semble s’enligner sur une offre améliorée de 150 $US (157 $CA).

Que faire si on détient des actions de POT dans notre portefeuille? Bien des choses peuvent se produire dans ce genre de situations. Ce que nous savons, c’est qu’il y a une offre ferme d’acheter les actions à 130 $ jusqu’au 19 octobre prochain. Nous savons également que POT a rejeté l’offre qu’elle juge insuffisante. Elle tentera sûrement de trouver ce qu’on appelle un chevalier blanc pour venir à la rescousse et qui pourrait faire une offre supérieure. Dans ce contexte, à moins d’un revirement extraordinaire, le cours des actions de POT devrait se maintenir à ces niveaux au moins d’ici le 19 octobre. Un investisseur a toujours le choix de retirer ses billes immédiatement si le prix lui convient, plusieurs pourraient être tentés de le faire au prix actuel. D’autres investisseurs seront tentés de garder leurs actions en vue de les soumettre lors de l’offre finale. Cependant, tant qu’à garder ses actions on pourrait vendre des options d’achat SEP 160 à 3,60 $ l’action ou les SEP 165 à 1,90 $ l’action. La prime ainsi reçue permettrait de réduire le coût de vos actions d’autant et vous offrirait un revenu supplémentaire en attendant l’offre finale. En échange de cette prime, il faut être conscient qu’on s’engage à vendre ses actions au prix de levée de 160 ou de 165 selon notre choix.

À l’échéance de septembre, si la saga se poursuit et que le prix des actions de POT est sous le prix de levée que vous avez vendu, vous pourrez vendre à nouveau d’autres options d’achat échéant alors en octobre - et ainsi de suite d’un mois à l’autre. Cette stratégie n’est pas sans risque puisqu’elle nous expose à des pertes importantes en cas de retrait de l’offre. Mais si vous êtes prêts à conserver vos actions jusqu’à l’offre finale alors c’est une stratégie à envisager.

Comme toujours avant de mettre en place des stratégies d’options assurez-vous que vous êtes à l’aise avec les scénarios proposés et que vous êtes prêts à en assumer tous les risques.
Lire la suite »

  • Share/Bookmark

Le XFN sous performe par rapport au XIU

Comme on peut le constater dans la section revue de la semaine ci-dessous, le XFN (20,95 $) démontre un état de faiblesse beaucoup prononcé que le XIU (16,85 $) avec des baisses respectives de 4,03 % et de 1,06 %. Si vous croyez que cet état de faiblesse se poursuivra dans les prochains jours, alors il vous est possible d’appliquer la stratégie du « pair trading », voir la chronique intitulée « Connaissez-vous le « pair trading »? ».

Du point de vue technique, le XFN est tout près de briser un niveau de soutien important sous les 20,76 $ alors qu’il cotait à 20,95 $ vendredi dernier. Une fois ce niveau brisé (si cela se produit bien sûr), la chute pourrait s’accélérer après le déclenchement des ordres stops qui doivent très certainement avoir été placés sous ce seuil. La stratégie que je propose aujourd’hui est plutôt audacieuse puisqu’elle consiste à acheter des options de vente sur XFN échéant ce vendredi 20 août. Mais afin de se protéger en cas d’échec, nous achèterons des options d’achat sur XIU qui viennent également à échéance au même moment. Ainsi, si la corrélation entre les deux FNB se maintient, nous devrions voir le XFN baisser plus fortement que le XIU si le niveau de soutien est percé alors que dans le cas contraire, le XIU devrait augmenter plus rapidement que le XFN en cas de hausse dans le marché. Nous avons donc ici une stratégie dite « pair trading » à risque limité qui pourrait nous offrir un potentiel de profit intéressant.
Lire la suite »

  • Share/Bookmark

C’est le temps des vacances

Les options… Ça compte fait relâche jusqu’au 16 août. C’est le temps de prendre un peu de repos.

À bientôt et profitez de l’été!

  • Share/Bookmark

Nouvelles classes d’options

À l’ouverture des marchés le mardi 3 août 2010, de nouvelles classes d’options seront inscrites sur les quatre sociétés suivantes :

  • Anatolia Minerals Development Limited – ANO
  • Corridor Resources Inc. – CDH
  • Gabriel Resources Ltd. – GBU
  • Premier Gold Mines Limited – PG
  • Share/Bookmark

Changements dans m-x.ca

Dès le 28 juillet, la Bourse de Montréal lancera un nouveau menu « Éducation » dans la barre de navigation principale du site MX. Cette section regroupera en un seul endroit toutes les solutions de formation que nous offrons présentement aux investisseurs : webinaires, vidéos, blogues, ateliers, guides et stratégies. On y trouvera aussi du nouveau contenu éducatif fourni par The Options Industry Council en vertu d’une license de reproduction octroyée à la Bourse.

Parmi les autres améliorations qui seront mises en ligne ce même jour :

  • regroupement des menus « À propos » et « Salle de presse » sous un seul menu « À propos » pour une meilleure organisation du contenu;
  • ajout d’un marqueur signalant un troisième niveau de menu;
  • nouvelle rubrique de liens « Sites affiliés » dans la colonne gauche du site.

N’hésitez pas à consulter la section « Éducation » pour en apprendre davantage sur l’utilisation des options.

  • Share/Bookmark

Nouvelles séries d’options à long terme

À l’ouverture des marchés le lundi 26 juillet, des séries à long terme seront inscrites sur les classes d’options suivantes :

  • Corporation Minière Osisko - OSK
  • Corporation Shoppers Drug Mart - SC
  • Eldorado Gold Corporation - ELD
  • Enbridge Inc. - ENB
  • Nexen Inc. - NXY
  • Pacific Rubiales Energy Corp. - PRE
  • Share/Bookmark

Vendre mes options d’achat ou le titre?

Dans ma chronique du 28 juin dernier intitulée « La parité put-call », j’expliquais qu’il est possible de créer des positions synthétiques avec des instruments différents. Par exemple, il est possible de créer un put synthétique en achetant une option d’achat et en vendant la valeur sous-jacente. On peut se demander à juste titre quelles sont les raisons qui pourraient justifiées la création de telles positions synthétiques quand on peut tout simplement acheter le put directement sur le marché. Les positions synthétiques trouvent toute leur utilité principalement dans la semaine de l’échéance des options. Prenons un cas fictif, mais qui est une représentation fidèle d’une situation réelle. La semaine dernière était semaine d’échéance et supposons que le mercredi vous déteniez des options d’achat 20 $ (prix de levée) alors que le prix du titre MNO cotait à 21,50 $. Vous aviez payé 0,50 $ pour vos options d’achat et celles-ci pouvaient être vendues à 1,50 $. Un profit de 200 % en excluant les commissions. La majorité d’entre-nous ne nous poserions même pas la question à savoir quoi faire avec nos options d’achat. Nous réaliserions notre profit en les vendant directement sur le marché à 1,50 $. Mais est-ce la meilleure chose à faire? Regardons de plus près. La prime de l’option de 1,50 $ est constituée de deux variables, la valeur intrinsèque et la valeur-temps. La valeur intrinsèque dans ce cas-ci est de 1,50 $ (21,50 $ - 20 $) et la valeur-temps est nulle. Tant qu’à ne rien récupérer du côté de la valeur temps, il y a quelque chose de plus avantageux à faire que de vendre les calls, et c’est de vendre les actions à la place.

En détenant les options d’achat 20 $ et en vendant les actions MNO à 21,50 $, vous vous assurez de récupérer la valeur intrinsèque de 1,50 $ tout comme en vendant les options d’achat. Cependant, vous vous donnez un potentiel de profit supplémentaire en cas de chute dans le prix des actions, car vous avez maintenant en votre possession un put synthétique. En effet, vendredi dernier le marché a chuté de 1,5 % et certains titres ont connus des baisses supérieures. Un titre comme MNO a vu son prix coter à 19 $ à la fermeture des marchés vendredi dernier. En ayant vendu les actions à 21,50 $ le mercredi précédent, vous avez maintenant la possibilité de les racheter à 19 $ et d’enregistrer un profit de 2,50 $. Vous n’exercerez pas les options d’achat qui sont maintenant hors jeu et qui expireront sans valeur. À la fin de l’opération, vous avez réussi à faire 2,50 $ de profit contre 1,50 $ en vendant les options d’achat. Votre profit de 1,50 $ était assuré, c’était le minimum que vous pouviez faire, et vous vous étiez donné la possibilité de faire plus. Bien entendu, ce n’est pas à toutes les échéances que le scénario favorable se réalisera, mais d’en avoir la possibilité sans coût supplémentaire est une opportunité qu’il faut saisir quand elle se présente. Ce sont de petits détails qui valent la peine qu’on s’y attarde. Alors pensez-y à la prochaine échéance.
Lire la suite »

  • Share/Bookmark

Journée de formation sur les options

La Bourse de Montréal et l’Options Industry Council organise une journée de formation sur les options à Montréal le 11 septembre prochain.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Saisissez la chance d’apprendre à négocier gagnant!

  • Share/Bookmark

Acheter ou vendre la prime des options?

La première fois que j’ai entendu parler des options, c’était il y a une trentaine d’années. C’est la possibilité de gains spectaculaires en achetant des options d’achat ou de vente qui a attiré mon attention. L’effet de levier que les options pouvaient procurer était l’atout majeur et parfait pour le jeune étudiant que j’étais. J’avais ainsi la possibilité de faire un « max » de profit avec le peu d’argent que ma condition d’étudiant m’avait permis d’économiser. Je ne mis pas beaucoup de temps à réaliser que l’effet de levier n’a pas qu’un côté givré. L’autre côté a un goût amer. Mon pécule fût réduit à néant le temps de le dire. C’est ainsi que j’ai découvert que les options sont affectées par l’érosion de la valeur-temps et que celle-ci décroît de plus en plus rapidement plus on s’approche de l’échéance. Acheter des options, c’est un peu ramer à contre-courant. Il faut avoir raison sur la direction du prix du titre sous-jacent, ce qui n’est pas une mince affaire, dans un intervalle de temps donné. De plus, la volatilité a également un impact sur la prime de l’option et c’est donc un facteur de plus à surmonter. Soit la volatilité implicite augmente et avantage le détenteur des options, soit c’est le contraire.

Plusieurs études ont démontré que les détenteurs d’options perdent plus souvent que les signataires (les vendeurs) d’options. Par expérience, c’est un constat que je peux faire également. Cependant, la fréquence des pertes ne nous dit absolument rien sur la profitabilité finale. Le marché des dérivés est un jeu à somme nulle. Ce qui est gagné par l’un, est perdu par l’autre. La nature même des options fait en sorte que les détenteurs d’options subissent de petites pertes plus fréquentes qui sont compensées par des gains occasionnels importants. Pour les signataires (les vendeurs d’options), c’est le phénomène inverse qui opère. C’est-à-dire que de petits gains fréquents sont enregistrés alors qu’à l’occasion, on subit des pertes importantes. En bout de ligne les détenteurs et les signataires ne sont ni gagnants ni perdants puisque ce qui est gagné par l’un est perdu par l’autre.

Alors, doit-on acheter ou vendre la prime des options? Le défi que nous avons tous est d’acheter la prime quand les conditions favorisent la détention et de vendre la prime quand les conditions favorisent les vendeurs. Nous revenons donc à notre point de départ. Comme à long terme, il n’y a pas de gagnant ni de perdant, il faut apprendre à gérer chacune des stratégies. En effet, c’est là le secret. On ne gère pas une position longue (détention) de la même manière qu’une position courte (signature).

Les positions longues sont gérées de deux manières : 1) comme des mainteneurs de marché en utilisant la gestion des variables grecques ou 2) pour réaliser une stratégie sur le titre sous-jacent. Comme la gestion professionnelle des mainteneurs de marché requiert un niveau de connaissance trop élevé pour l’investisseur moyen, il vaut mieux envisager l’achat des options comme un outil pour réaliser sa stratégie sur le titre sous-jacent. Ainsi, nous n’avons pas à nous soucier outre mesure des multiples variations des variables qui affectent la valeur des options. On peut acheter des options d’achat pour fixer un prix d’achat futur sur les actions, pour protéger une vente à découvert sur les actions ou pour maximiser l’effet de levier en fonction d’un prix cible que nous avons établit suite à une analyse en profondeur.
Lire la suite »

  • Share/Bookmark