Comment vendre une option de vente dans son REER?
- Posté par Martin Noël le 14 mai 2012 dans Marché des options
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Avec les marchés qui sont en mode correction, plusieurs investisseurs sont présentement en train de construire leur liste de titres à acheter. Cette liste contiendra une sélection de titres de qualité pour lesquels les investisseurs seront prêts à investir leur capital âprement gagné. L’analyse fondamentale sera privilégiée pour les titres qu’on veut détenir sur quelques années alors que l’analyse technique devra être prise en compte pour les titres dont la détention n’est prévue que pour une courte période de temps. La vente d’options de vente est une stratégie efficace pour les investisseurs qui veulent acquérir des titres de qualité sur faiblesse. Cependant, cette stratégie n’est pas permise dans les comptes enregistrés comme le REER et le CELI. Les seules stratégies permises sont l’achat d’actions, l’achat d’options d’achat, l’achat d’options de vente et la vente d’options d’achat couvertes.
Alors, comment contourner ce problème? Tout simplement en se servant de la parité put-call. Pour de plus amples informations sur le sujet, veuillez consulter la chronique du 28 juin 2010, intitulée « La parité put-call ». En bref, la parité put-call nous indique qu’il est possible de transformer un call en put et un put en call. Par conséquent, dans ce cas-ci nous chercherons à reproduire l’équivalent du profil de profits et pertes de la vente d’options de vente en utilisant les instruments permis dans les comptes enregistrés.
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Changez de côté, vous vous êtes trompés!
- Posté par Martin Noël le 7 mai 2012 dans Marché des options
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Juste au moment où les marchés semblaient vouloir reprendre leur marche haussière, voilà que nous assistons à un revirement dont on ne connaîtra l’ampleur qu’une fois qu’elle sera terminée. Les marchés sont vraisemblablement de retour en mode correction. Dans un contexte de baisse, plusieurs avenues s’offrent à nous. Le spectre va des stratégies défensives aux stratégies agressives.
Dans la catégorie des stratégies défensives, nous trouvons la vente d’options d’achat couvertes qui offre une protection équivalente à la prime de l’option d’achat vendue. À cet effet, la vente d’options d’achat en jeu sera privilégiée car elles offrent une plus grande protection que les options d’achat hors jeu ou à parité. L’avantage de cette stratégie est qu’elle permet de profiter de l’érosion de la valeur temps.
Une autre stratégie défensive est l’achat d’options de vente comme assurance qui consiste à acheter des options de vente en quantité suffisante pour couvrir le nombre d’actions détenues. Une variante de cette stratégie consiste à utiliser le delta pour déterminer le nombre de contrats à acheter. Par exemple, une option de vente ayant un delta de -0,50 nous offrira une protection de 50 %. Par conséquent, il faudra alors acheter deux fois plus de contrats si on veut obtenir une protection parfaite. Le calcul est simple puisqu’on utilisera la fonction inverse du delta, soit 1/delta absolu, pour trouver le nombre de contrats. Par exemple, si vous voulez protéger 2 000 actions avec des options de vente ayant un delta de -0,25, vous devrez acheter 4 contrats par tranche de 100 actions (1/0,25 = 4). Comme on possède 2 000 actions, il faudra alors acheter 80 contrats (2 000 / 100 x 4). Ainsi, l’utilisation du delta permettra d’obtenir une protection immédiate en cas de chute. Ensuite, au fur et à mesure que le prix des actions baissera, le delta des options de vente s’approchera alors de -1. Par conséquent, il faudra alors vendre les contrats excédentaires.
En combinant les deux dernières stratégies défensives, on établira un cylindre (« Collar » en anglais). La vente des options d’achat servant à financer l’achat des options de vente.
L’achat d’options de vente à des fins de spéculation est sans contredit une stratégie agressive. Pour avoir du succès avec l’achat des options de vente, il faut tenir compte et surmonter deux risques importants. Le premier risque est le risque de se tromper sur la direction. À cet égard, il faut toujours déterminer la perte maximale qu’on est prêt à subir et n’investir que cette somme dans l’achat des options de vente. Ensuite, on établira un prix sur le titre où on reconnaîtra que le scénario de baisse n’est plus valide. On revendra alors les options de vente afin de limiter les pertes. Le deuxième risque est le choix du mois d’échéance et l’érosion de la valeur temps que subissent tous les détenteurs d’options. Le prix cible des options sera établi en fonction du prix cible du titre à la date d’échéance. On choisira alors l’option offrant le meilleur rendement (voir la chronique du 16 janvier 2010 intitulée « Le choix du prix de levée », http://lesoptionscacompte.ca/blog/2010/01/16/le-choix-du-prix-de-levee/).
Dans le cas où nous n’avons pas de prix cible spécifique en tête, l’achat d’options de vente à parité ou encore d’options de vente en jeu ayant un delta de -0,70 serait à envisager. Comme ses options coûtent plus chers que les options hors jeu, il faudra alors gérer le risque de manière plus serrée. On prendra également le soin de limiter les pertes lorsqu’on reconnaîtra que le scénario baissier n’est plus en vigueur.
Finalement, l’investisseur qui voudra profiter d’une baisse tout en minimisant l’impact négatif qui découlerait d’une reprise haussière, pourrait envisager l’achat d’un « strip » qui consiste à établir un « straddle » (achat d’une option d’achat et d’une option de vente de même échéance et prix de levée) et à acheter une option de vente supplémentaire. On se trouve alors à avoir deux options de vente contre une option d’achat. C’est une stratégie qui nécessite de forts mouvements dans le prix du titre dans un sens comme dans l’autre pour générer des profits.
Les stratégies présentées dans le cadre de cette chronique ne le sont qu’à titre d’information et de formation et ne doivent pas être interprétées comme étant des recommandations pour acheter ou vendre toutes valeurs mobilières. Comme toujours avant de mettre en place des stratégies d’options assurez-vous d’être à l’aise avec les scénarios proposés et d’être prêts à en assumer tous les risques.
Bonnes transactions et bonne semaine!
Nouveauté : ratios des options de vente aux options d’achat
- Posté par Marie-Josée Laramée le 30 avril 2012 dans Nouvelles
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Consultez nos données sur le ratio des options de vente aux options d’achat (put-call ratio) sur m-x.ca. Disponible pour les options sur actions et les options sur indices. Cliquez http://www.m-x.ca/nego_ratio_fr.php. Format .csv disponible pour téléchargement.
Un signal d’achat sur le titre Methanex Corp.?
- Posté par Martin Noël le 30 avril 2012 dans Marché des options
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Le titre Methanex Corp. (symbole : MX) vient tout juste de se libérer du triangle dans lequel il s’était enfermé depuis la correction entamée le 19 mars dernier (voir le graphique ci-dessous). Bien qu’il n’y ait jamais de garantie avec le marché, cette sortie à la hausse est très positive d’autant plus que le volume a été au rendez-vous. Avec le marché en général qui semble vouloir reprendre sa marche haussière, le titre MX pourrait, à tout le moins du point de vue technique, nous offrir un potentiel de hausse de l’ordre de 20 % au cours des 3 prochains mois (c’est une règle du pouce que je suis sur les titres à fort momentum).
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Comment ajuster un écart calendaire horizontal (suite et fin)
- Posté par Martin Noël le 23 avril 2012 dans Marché des options
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Cette semaine, nous concluons cette série sur l’ajustement d’un écart horizontal en faisant le bilan des opérations que nous avons effectuées au cours des dernières semaines. Pour plus de détails sur les opérations antérieures, je vous invite à consulter l’article du 26 mars 2012, « Comment ajuster un écart calendaire horizontal », et celui du 16 avril 2012 « Comment ajuster un écart calendaire horizontal (suite) ».
Voici les transactions que nous avons déjà effectuées :
Le 16 mars 2012 :
Achat de 10 XIU MAI 18 C à 0,35 = 350 $ débit
Vente de 10 XIU AVR 18 C à 0,20 = 200 $ crédit
Débit total de 150 $ (perte maximale)
Le 23 mars 2012 :
Achat de 10 XIU MAI 17,50 C à 0,59 = 590 $ débit
Vente de 10 XIU AVR 17,50 C à 0,45 = 450 $ crédit
Débit total de 140 $
Le 4 avril 2012 :
Achat de 10 XIU MAI 17,00 C à 0,69 = 690 $ débit
Vente de 10 XIU AVR 17,00 C à 0,50 = 500 $ crédit
Débit total de 190 $
Débit total combiné de 480 $ (perte maximale, commissions non-comprises)
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Comment ajuster un écart calendaire horizontal (suite)
- Posté par Martin Noël le 16 avril 2012 dans Marché des options
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L’article du 26 mars dernier, « Comment ajuster un écart calendaire horizontal », portait sur l’ajustement d’un écart calendaire. Après la transaction initiale du 16 mars, nous avions apporté un ajustement le 23 mars en établissant un deuxième écart horizontal. Les deux seuils d’équilibre se situaient alors à 17,37 $ et 18,15 $.
Voici les transactions que nous avons déjà effectuées :
Le 16 mars 2012 :
Achat de 10 XIU MAI 18 C à 0,35 = 350 $ débit
Vente de 10 XIU AVR 18 C à 0,20 = 200 $ crédit
Débit total de 150 $ (perte maximale)
Le 23 mars 2012 :
Achat de 10 XIU MAI 17,50 C à 0,59 = 590 $ débit
Vente de 10 XIU AVR 17,50 C à 0,45 = 450 $ crédit
Débit total de 140 $
Débit total combiné de 290 $ (perte maximale)
Le profil de profits et pertes suite à ces deux transactions est illustré dans le graphique suivant :
Écart calendaire horizontal ajusté sur XIU en date du 23 mars 2012

Le seuil d’équilibre inférieur de 17,37 $ a été franchi le 4 avril dernier et un troisième ajustement devenait alors nécessaire. Voici un exemple d’ajustements que nous aurions pu apporter à l’écart calendaire horizontal sur XIU à la fin de la séance du mercredi 4 avril 2012.
Achat de 10 XIU MAI 17,00 C à 0,69 = 690 $ débit
Vente de 10 XIU AVR 17,00 C à 0,50 = 500 $ crédit
Débit total de 190 $
Débit total combiné de 480 $ (perte maximale, commissions non-comprises)
Nous avons donc un nouveau profil de profits et pertes qui est illustré dans le graphique suivant :
Écart calendaire horizontal ajusté sur XIU en date du 4 avril 2012

Le nouveau seuil d’équilibre inférieur se situe maintenant à 16,90 $ alors que le seuil supérieur est de 18,10 $. Nous avons maintenant un peu plus de marge de manœuvre à la baisse pour tenter de tirer notre épingle du jeu d’ici l’échéance du mois d’avril, soit le samedi 21 avril prochain. La perte maximale est maintenant de 480 $ et ne sera encaissée que suite à une chute importante des marchés au cours de la semaine qui vient. C’est un scénario possible mais peu probable. À cet égard, une bonne gestion du capital et du risque fera en sorte qu’on ne risquera pas tout notre capital dans une seule stratégie. Le profit maximal est maintenant de 170 $ et sera réalisé si XIU ferme exactement sur le prix de levée de 17,50 $ vendredi prochain.
Les stratégies présentées dans le cadre de cette chronique ne le sont qu’à titre d’information et de formation et ne doivent pas être interprétées comme étant des recommandations pour acheter ou vendre toutes valeurs mobilières. Comme toujours avant de mettre en place des stratégies d’options assurez-vous d’être à l’aise avec les scénarios proposés et d’être prêts à en assumer tous les risques.
Bonnes transactions et bonne semaine!
Les fonds négociés en bourse utilisant la stratégie de vente d’options d’achat couvertes
- Posté par Martin Noël le 11 avril 2012 dans Marché des options
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La stratégie vente d’options d’achat couvertes est une excellente stratégie pour s’initier aux options. Les options peuvent être utilisées à plusieurs fins. De la protection à la spéculation effrénée. Bien que les rendements faramineux qui peuvent découler d’une spéculation habile puissent être alléchants, cette activité ne devrait être entreprise que par les investisseurs chevronnés qui ont déjà une certaine expérience en matière de spéculation. Et surtout, qui ont déjà démontré une certaine réussite. L’utilisation des options en soit n’est pas une panacée contre les mauvaises décisions. Au départ, l’investisseur doit faire ses devoirs et pouvoir effectuer une analyse qualitative et quantitative des titres dans lesquels il compte investir. Une fois l’analyse faite, l’investisseur pourra ensuite choisir les outils, dont les options font parti, pour réaliser sa stratégie.
La vente d’options d’achat permet ainsi à l’investisseur néophyte en options de s’initier sans encourir de risque supplémentaire à ceux auxquels il fait déjà face. En effet, un investisseur fait face à deux risques principaux en matière d’investissement. Le premier est lié au risque de détention des titres. Ce risque de détention est divisé en types de risque, soit le risque de marché et le risque spécifique. Le risque de marché est le risque lié aux fluctuations normales de l’ensemble des titres boursiers alors que le risque spécifique est lié au risque de l’entreprise elle-même. C’est ce risque qui nécessite de faire une analyse approfondie (fondamentale et/ou technique) des titres convoités avant d’investir. Le deuxième risque auquel l’investisseur fait face est celui qu’on pourrait appelé le syndrome du rétroviseur. C’est-à-dire le risque de voir le titre continuer à monter une fois qu’on l’a vendu. Qui n’a pas pesté contre le marché après avoir vu le titre qu’on vient de vendre poursuivre, ou reprendre, sa hausse immédiatement après avoir liquidé ses actions? Ce phénomène est réel et est indépendant de l’outil qu’on utilise pour vendre ses actions. Le « syndrome du rétroviseur » est le fait de continuer à suivre la performance des titres qu’on ne possède plus. C’est comme si on continuait à regarder dans son rétroviseur pour voir comment la route se défile au lieu de regarder la route devant soi au cours d’une balade en voiture.
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Choisir le bon moment pour établir la stratégie de vente d’options d’achat couvertes
- Posté par Martin Noël le 2 avril 2012 dans Marché des options
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La vente d’options d’achat consiste à vendre une option d’achat pour chaque tranche de 100 actions qu’on détient. Il en résulte que l’investisseur est dans l’obligation de vendre ses actions si le détenteur des options d’achat, qui vient de les acheter, les exercent à l’échéance ou avant. En échange de cette obligation, l’investisseur encaisse une prime qui agira comme un revenu supplémentaire sur les actions qu’il détient et qui viendra s’ajouter aux dividendes qui pourraient être versés. Cette dernière affirmation n’est pas garantie, car lorsqu’un dividende est versé près de l’échéance, le détenteur des options d’achat aura avantage à exercer les options d’achat qu’il détient, si celles-ci sont en jeu, afin d’encaisser les dividendes. Ceci obligera alors l’investisseur à vendre ses actions avant d’avoir encaissé les dividendes.
Lorsqu’on entre dans la stratégie de vente d’options d’achat couverte il faut être prêt à vendre ses actions. C’est le risque que nous courons avec une telle stratégie. Elle peut être établie de manière mécanique, en vendant une option d’achat à tout les mois ou plus, ou de manière ponctuelle en choisissant le bon moment.
Choisir le bon moment ne veut pas dire choisir le sommet exact du titre. Car idéalement, on voudrait pouvoir vendre au sommet et racheter au creux qui viendra. Mais soyons réaliste et définissons un scénario qui pourrait être favorable à une baisse temporaire, ou à tout le moins, à une pause dans la hausse du titre.
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Nouvelle classe d’options
- Posté par Marie-Josée Laramée le 28 mars 2012 dans Marché des options, Nouvelles
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À l’ouverture des marchés le vendredi 30 mars 2012, la Bourse lance une nouvelle classe d’options sur les actions de Parkland Fuel Corporation (PKI).
Comment ajuster un écart calendaire horizontal
- Posté par Martin Noël le 26 mars 2012 dans Marché des options
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L’écart calendaire horizontal consiste à acheter une option (d’achat ou de vente) ayant une échéance lointaine (option long terme) et à vendre simultanément une option de même type (d’achat ou de vente) ayant le même prix de levée mais avec une échéance rapprochée (option court terme). C’est une stratégie qui tire avantage de l’érosion de la valeur-temps qui est plus rapide pour l’option à court à terme que pour l’option à long terme. Le profit maximal est obtenu lorsque le prix du titre ferme exactement sur le prix de levée de l’option à court terme à l’échéance de celle-ci. La perte maximale correspond au coût net de la stratégie.
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