Le straddle sur la Banque de Nouvelle-Écosse (suite et fin)
- Posté par Martin Noël le 15 mars 2010 dans Marché des options
- Ajouter un commentaire »
Cette semaine, nous faisons un suivi sur le straddle sur la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS) qui a publié des résultats en hausse, le 9 mars dernier. La veille, le 8 mars, les options suivantes étaient disponibles :
Options d’achat BNS Mars 50 à 0,82 $ et options de vente BNS Mars 50 à 0,76 $ pour un total pour le straddle de 1,58 $ alors que BNS se négociait à 50,10 $.
Le lendemain, BNS a réagit défavorablement aux résultats pour clôturer en baisse de 1,36 % à 49,42 $. Le straddle pouvait alors être revendu à 1,16 $, une perte de 0,42 $ l’action ou -27 %.
Voici une récapitulation de la stratégie du straddle que nous avons suivi au cours des dernières semaines :
NA = -0,50 $ l’action (-19 %)
CM = -0,13 $ l’action (-5 %)
BMO = +0,77 $ l’action (+37 %)
RY = -0,38 $ l’action (-21 %)
TD = -0,21 $ l’action (-9 %)
BNS = -0,42 l’action (-27 %)
Compte tenu des résultats obtenus avec la stratégie du straddle au cours des dernières semaines, peut-on vraiment affirmer que cette stratégie ne fonctionne pas. Nous pourrions être tentés de répondre que oui. Mais ne précipitons pas les choses. Le prix des options est obtenu en utilisant le risque moyen qui, lui, est obtenu en calculant l’écart-type du rendement sur une période donnée. Lorsque la distribution des rendements suit une courbe dit « normale », 68 % des rendements se trouvent alors à l’intérieur d’un écart-type de part et d’autre de la moyenne des rendements. Donc, le prix des options est établi pour couvrir les événements qui risquent de se produire 68 % du temps, soit à l’intérieur d’un écart-type. Nous pouvons donc dire que 68 % du temps nous n’avons pas besoin de protection, comme dans les cas que nous avons observés. Faire la stratégie inverse pourrait alors nous tenter. Sachez qu’il ne suffirait alors que d’un seul événement hors norme comme nous en avons connus au cours des dernières années pour effacer tous les gains enregistrés et même plus.
La semaine dernière, j’ai également mentionné que nous verrions le strangle couvert sur BNS mais compte tenu du fait que la prime sur les options n’était pas suffisamment intéressante, nous y reviendrons dans une autre chronique.
Lire la suite »
Retour sur les straddles sur la Banque de Montréal et sur la Banque Royale
- Posté par Martin Noël le 8 mars 2010 dans Marché des options
- Ajouter un commentaire »
Cette semaine nous faisons un suivi sur les straddles sur la Banque de Montréal (symbole : BMO) et sur la Banque Royale (symbole : RY) que nous mentionnions la semaine dernière. Nous ajouterons également le straddle sur la Banque TD (symbole : TD) qui publiait également ses résultats.
La Banque de Montréal (BMO) a publié des résultats supérieurs aux attentes le 2 mars avant l’ouverture des marchés. La veille, le 1er mars, les options suivantes étaient disponibles :
Options d’achat BMO Mars 56 à 1,34 $ et options de vente BMO Mars 56 à 0,76 $ pour un total pour le straddle de 2,10 $ alors que BMO se négociait à 56,64 $.
Le lendemain, BMO a réagit favorablement aux résultats pour clôturer en hausse de 3,90 % à 58,85 $. Le straddle pouvait alors être revendu à 2,87 $, un gain de 0,77 $ l’action ou 37 %.
La Banque Royale (RY) a publié des résultats inférieurs aux attentes le 3 mars avant l’ouverture des marchés. La veille, le 2 mars, les options suivantes étaient disponibles :
Options d’achat RY Mars 58 à 1,00 $ et options de vente RY Mars 58 à 0,81 $ pour un total pour le straddle de 1,81 $ alors que RY se négociait à 58,24 $.
Le lendemain, RY a réagit négativement aux résultats pour clôturer en baisse de 1,77% à
57,21 $. Le straddle pouvait alors être revendu à 1,43 $, une perte de 0,38 $ l’action ou de
-21 %.
La Banque TD (TD) a publié des résultats supérieurs aux attentes le 4 mars avant l’ouverture des marchés. La veille, le 3 mars, les options suivantes étaient disponibles :
Options d’achat TD Mars 68 à 1,30 $ et options de vente TD Mars 68 à 0,97 $ pour un total pour le straddle de 2,27 $ alors que TD se négociait à 68,36 $.
Le lendemain, TD a réagit favorablement aux résultats pour clôturer en hausse de 1,97 % à 69,71 $. Le straddle pouvait alors être revendu à 2,06 $, une perte de 0,21 $ l’action ou de
-9 %.
Sur les trois banques, une seule des stratégies straddles a été rentable (BMO avec un gain de 37%). Ce qui nous donne un peu d’espoir sur des réussites potentielles. Mais pour que cette stratégie fonctionne vraiment, il faut que des surprises de taille surviennent lors de la publication des résultats. Un titre comme Research in Motion (RIM) correspond en tout point à ce genre de titre qui a la capacité de nous surprendre. Ce sera donc un titre à surveiller prochainement puisque RIM devrait publier ses résultats le 31 mars prochain.
La semaine prochaine, le mardi 9 mars, c’est la Banque de Nouvelle-Écosse (BNS) qui publiera ses résultats. Nous suivrons la stratégie du straddle mais également le vente d’un strangle couvert qui consiste à vendre une option d’achat hors jeu et une option de vente hors jeu contre la détention de nos actions. Cette stratégie en est une haussière qui permet de réaliser une plus-value en cas de hausse et qui a le potentiel de doubler notre position en actions en cas de baisse. Par conséquent, ce n’est pas une stratégie à faire si on n’aime pas le titre.
Lire la suite »
Peut-on tirer avantage des résultats de la Banque de Montréal et de la Banque Royale?
- Posté par Martin Noël le 28 février 2010 dans Marché des options
- Ajouter un commentaire »
Cette semaine, les résultats de la Banque de Montréal (BMO) et de la Banque Royale (RY), seront publiés, les 2 et 3 mars respectivement. La publication des résultats résulte très souvent en des journées de forte volatilité, dans un sens comme dans l’autre. Est-il possible de tirer avantage de ces mouvements? Et si oui, comment?
Une des façons de tirer avantage de ces mouvements est par le biais du straddle (l’achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente ayant les mêmes prix de levée et échéance). Cependant, comme les marchés anticipent ces mouvements, cette stratégie ne vous sera pas donnée gratuitement. Les options seront plus chères la veille des résultats qu’en temps normal. Cela veut dire que si les résultats sont conformes aux attentes alors il faut s’attendre à ce que le straddle perde de la valeur. Mais même quand les résultats sont supérieurs, ou inférieurs, aux attentes, les profits peuvent ne pas être au rendez-vous. Il faut vraiment que l’écart soit considérable pour que cela en vaille la peine.
Examinons les résultats publiés, jeudi dernier, le 25 février avant l’ouverture, de la Banque canadienne impériale de commerce (CM) et de la Banque Nationale (NA). La veille, le 24 février, les options suivantes étaient disponibles :
Options d’achat CM Mars 68 à 1,22 $ et options de vente CM Mars 68 à 1,36 $ pour un total pour le straddle de 2,58 $ alors que CM se négociait à 67,82 $.
Options d’achat NA Mars 58 à 1,60 $ et options de vente NA Mars 58 à 1,05 $ pour un total pour le straddle de 2,65 $ alors que NA se négociait à 58,61 $.
Le 25 février ces mêmes options pouvaient être revendues aux prix suivants :
Options d’achat CM Mars 68 à 2,11 $ et options de vente CM Mars 68 à 0,34 $ pour un total pour le straddle de 2,45 $ alors que CM se négociait à 69,95 $ en hausse de 2,13 $ ou 3,14 %.
Options d’achat NA Mars 58 à 1,90 $ et options de vente NA Mars 58 à 0,25 $ pour un total pour le straddle de 2,15 $ alors que NA se négociait à 59,73 $ en hausse de 1,12 $ ou 1,91 %.
Nous constatons que même avec une réaction favorable de 3,14% pour CM et de 1,91% pour NA, les straddles sont respectivement passés de 2,58 $ à 2,45 $ (-5 %) et
de 2,65 $ à 2,15 $ (-19 %).
Donc, pas facile de profiter de ces mouvements! Comment y arriver? Comme rien n’est gratuit en finance, il faut alors prendre des risques. Soit, en étant agressif en choisissant le bon côté, c’est-à-dire en n’achetant que l’option d’achat ou l’option de vente, soit, en étant passif et en laissant le marché effectuer un mouvement beaucoup plus prononcé. C’est en faisant ses devoirs que l’on est en mesure de prendre des décisions éclairées. Il faut revenir en arrière, observer le comportement du titre suite à la publication des résultats et ensuite déterminer si le titre a le potentiel de faire des bonds hors normes dans un sens ou dans l’autre. Une fois notre décision prise, il faut déterminer combien de capital mettre en jeu et ensuite le niveau de perte acceptable.
Avec la stratégie du straddle la veille de la publication des résultats, la consigne la plus importante à suivre est de ne pas transformer cette position en une position à long terme. C’est une position prise sur un seul événement et elle doit être liquidée dans un intervalle maximum de 2 à 3 jours.
Par conséquent, si vous voulez prendre position sur les résultats de la Banque de Montréal et de la Banque Royale qui seront publiés la semaine prochaine, faites vos devoirs et n’oubliez pas qu’il n’y a rien de gratuit en finance. Les risques auxquels nous faisons face doivent être pris en toute connaissance de cause.
Lire la suite »
L’écart papillon avec des options d’achat
- Posté par Martin Noël le 20 février 2010 dans Marché des options
- 3 commentaires »
Avec la hausse des marchés depuis les deux dernières semaines, nous sommes revenus à notre point de départ d’il y un mois. Les marchés continueront-ils leur progression à la hausse ou amorceront-ils une nouvelle baisse? Peut-être feront-ils du surplace? Si vous croyez que oui, alors il vous faut établir une stratégie qui vous permettra de bénéficier de cette situation.
Aujourd’hui j’aimerais vous présenter l’écart papillon (butterfly) avec des options d’achat. Cette stratégie génère des profits lorsque le prix des titres reste stable. Elle consiste à vendre 2 options d’achat à parité et à acheter 1 option d’achat ayant un prix de levée supérieur et 1 option d’achat ayant un prix de levée inférieur.
En date du vendredi 19 février alors que le XIU est à 17,27 $, les options d’achat suivantes échéant en juin sont disponibles :
XIX 10 JN 19.00 à 0,23 $, XIU 10 JN 17.00 à 0,93 $ et XIU 10 JN 15.00 à 2,51 $
Tel que mentionné, nous vendons 2 options d’achat JN 17 à 0,93 $ l’action et achetons 1 option d’achat JN 19 à 0,23 $ l’action et 1 option d’achat JN 15 à 2,51 $ l’action. Cette stratégie nous coûte 0,88 $ l’action pour un total de 88 $ par contrat. C’est la perte maximale qu’il sera possible de réaliser si XIU clôture au-dessus de 19 $ ou sous les 15 $ à l’échéance de juin. Le profit maximal de 112 $ par contrat sera obtenu si XIU clôture exactement sur le prix de levée de 17 $ à l’échéance du mois de juin. Le profit maximal correspond à la différence entre les prix de levée achetés et vendus calculé à partir d’une seule des deux paires. Dans ce cas-ci, on peut prendre indifféremment la différence entre 17 et 19 ou entre 15 et 17. Cet écart de 2 $ l’action représente la valeur maximale de la stratégie. Comme nous avons payé 0,88 $ l’action, notre profit maximal s’établit donc à 1,12 $ l’action ou 112 $ par contrat.
Veuillez prendre note que les écarts papillons peuvent être construits également avec des options de vente ou en jumelant à la fois des options d’achat et des options de vente.
Lire la suite »
Le point de sensibilité extrême
- Posté par Martin Noël le 15 février 2010 dans Marché des options
- Ajouter un commentaire »
Le point de sensibilité extrême (en anglais, option pain) se définit comme le niveau du prix de l’action sous-jacente qui, à l’échéance, causera le plus de perte aux détenteurs d’options. Cette théorie se base sur l’hypothèse que les détenteurs d’options perdent généralement plus fréquemment que les signataires (vendeurs) d’options. Par conséquent, si cela est vrai, il doit bien exister un prix à l’échéance qui fera en sorte qu’un nombre maximal d’options expirera alors hors jeu, causant ainsi un maximum de pertes pour les détenteurs de ces options. Comme il arrive fréquemment, le jour de l’échéance, que le prix des actions soit attiré vers un prix de levée et qu’il termine la séance tout près de celui-ci, certains ont commencé à élaborer cette théorie et à essayer de trouver à l’avance le prix de levée qui aurait le plus de probabilité de voir le prix de l’action se coller à lui le jour de l’échéance.
La façon de calculer ce prix a évolué au cours des dernières années. Au début, on estimait que c’était le prix de levée ayant le plus grand intérêt en cours. Dernièrement, certains sites, dont le plus connu (www.optionpain.com), utilisent maintenant tous les prix de levée pour calculer le prix qui produira le plus grand nombre d’options hors jeu à l’échéance. Veuillez prendre note que le logiciel « OptionsOracle » que je vous ai présenté il y a deux semaines permet de le calculer également.
Lire la suite »
Protéger son portefeuille avec les options sur indices SXO
- Posté par Martin Noël le 6 février 2010 dans Marché des options
- 2 commentaires »
Le webinaire du 3 février dernier explique comment on peut protéger son portefeuille à l’aide des options sur indices SXO. Les stratégies utilisées étaient l’achat d’options de vente à parité, l’achat d’options de vente hors jeu et le cylindre (qui combine l’achat d’une option de vente et la vente d’une option d’achat).
L’achat d’une option de vente à parité offre une protection immédiate en cas de baisse de l’indice tout en nous permettant de profiter des hausses subséquentes. Cependant, le désavantage des options de vente à parité est qu’elles ne nous donnent aucune marge de manœuvre puisque la perte maximale est réalisée dès que le niveau de l’indice se situe sous le prix de levée à l’échéance. Aujourd’hui, je vous propose une légère modification à cette stratégie qui pourrait vous permettre de récupérer une très grande partie du coût de la prime des options de vente en cas de forte baisse dans le niveau de l’indice.
Reprenons les données du webinaire. Nous supposons que nous détenons un portefeuille d’une valeur de 200 000 $ représentatif de l’indice S&P/TSX 60 au niveau de 648 points en date du 29 janvier. Les options de vente SXO juin 650 à 41 sont disponibles pour un coût total de
4 100 $ par contrat (41 points d’indice x 100 $ par point d’indice). Le nombre de contrats à acheter de 3 est obtenu en divisant la valeur du portefeuille par la valeur du contrat,
soit (200 000 $ / (650 X 100 $)). Le coût total de la protection de 12 300 $ (3 contrats x
4 100 $ par contrat), qui est aussi la perte maximale, représente 6,15 % du portefeuille. Comme l’option de vente est à parité, toute baisse de l’indice sous le niveau des 650 points nous fera réaliser cette perte maximale à l’échéance.
En achetant une option de vente supplémentaire, le coût de la protection s’en trouve augmenté d’autant pour atteindre maintenant, les 16 400 $ (12 300 $ + 4 100 $), ou 8,2 % du portefeuille. Cependant, en cas de forte chute de l’indice, par exemple si le niveau de l’indice baissait à 500, cette option de vente supplémentaire permettrait de ramener les pertes à 2 000 $, soit à peine 1 % du portefeuille. Voilà donc un scénario à considérer avec soin lors de l’établissement de vos prochaines stratégies de protection.
Lire la suite »
Un logiciel gratuit pour analyser vos positions sur options
- Posté par Martin Noël le 30 janvier 2010 dans Marché des options
- Ajouter un commentaire »
Cette semaine, je vous présente un logiciel d’options complètement gratuit qui vous permet d’analyser vos positions d’options et de voir la courbe de profits et pertes sous forme graphique. Ce logiciel « Options Oracle », en version anglaise seulement, vous permet de télécharger en différé les cotes d’options de la Bourse de Montréal, des bourses américaines, européennes, et plusieurs autres. Toutes les stratégies, des plus simples, comme l’achat et la vente d’options d’achat et de vente, aux plus complexes, comme les papillons et les condors, peuvent être analysées sur un simple clic de la souris. Des rapports d’analyse, sous forme de tableaux et de graphiques, vous permettent de voir l’impact de plusieurs variables sur la profitabilité des positions. Vous pouvez également suivre l’évolution des grecques, tel que le delta, le gamma, le thêta et la volatilité. Ainsi avant d’acheter ou de vendre une option vous serez en mesure de connaître les différents risques auxquels vous êtes exposés. Les résultats de ces analyses peuvent également être exportés vers Excel.
Voici à titre d’exemple, l’information disponible sur une matrice d’options.
Le type (call ou put), le prix de levée, la date d’échéance, le symbole, le dernier prix de vente, la variation, la valeur temps, le cours acheteur (bid), le cours vendeur (ask), le volume, l’intérêt en cours, la volatilité implicite, la probabilité que l’option soit en jeu à l’échéance, le delta, le gamma, le véga, le thêta et la distance en écart type du prix de levée par rapport au prix du titre.
Par exemple, les options d’achat XIU mars 16,50 au prix de 0,50 $ l’action ont un delta de 0,47, ce qui signifie qu’une hausse de 1 $ dans le prix du XIU produira une hausse de 0,47 $ dans le prix de cette option d’achat. Le gamma de 0,29 indique que le delta de cette option devrait augmenter d’autant suite à une hausse de 1 $ dans le prix du XIU pour se situer aux alentour de 0,76. Le véga de 0,02 indique qu’une hausse de 1% dans la volatilité implicite de l’option aura un effet positif de 0,02 $ sur le prix de l’option. Finalement, le thêta de -0,006 indique la baisse que le prix de l’option subit à chaque jour qui s’écoule.
Je vous invite donc à essayer ce logiciel qui peut être téléchargé à partir du site suivant, http://samoasky.com/index.html.
Lire la suite »
Un sérieux test pour le marché haussier
- Posté par Martin Noël le 24 janvier 2010 dans Marché des options
- Ajouter un commentaire »
Revue de la semaine
Le discours d’Obama sur la réforme proposée du secteur bancaire américain jumelé aux inquiétudes des investisseurs face la Chine qui cherche à ralentir son économie ont été les points déclencheurs de la baisse enregistrée par les marchés cette semaine. Les trois secteurs qui étaient sous observation la semaine dernière ont enregistré un renversement de tendance à la baisse. Il s’agit du XIU, du XFN et du XGD. Dans le cas du XIU, c’est seulement le deuxième revirement baissier depuis mars 2009. Le premier qui a été confirmé en juillet 2009 a été de courte durée et a servi de tremplin pour la hausse subséquente. Cette fois-ci, la rapidité du mouvement à la baisse laisse présager une nervosité des investisseurs après une hausse de plus de 50 % depuis mars 2009. À court terme, il serait normal de voir le marché rebondir et ce pourrait être alors une opportunité pour le négociateur actif d’établir des positions à la baisse à risque limité en utilisant le haut de 17,81 $ établi le 11 janvier dernier comme niveau stop.
Les positions à considérer sur ce rebond sont l’achat simple d’options de vente et les écarts baissiers avec des options de vente (achat du prix de levée à parité et vente du prix de levée hors jeu). Ces deux stratégies ont l’avantage, en cas de réussite, de profiter à la fois de la baisse du XIU et de la hausse de la volatilité implicite qui suit généralement après une baisse.
La réforme bancaire aux États-Unis pourrait avoir des conséquences sur les banques canadiennes, ce qui affectera la performance du XFN qui est en mode distribution depuis le mois de septembre 2009. Le niveau 20,50 $ pourrait offrir un premier soutien, ensuite c’est 18,50 $.
Le XGD est dans une situation particulière alors que la confirmation de sa tendance baissière se produit après une baisse de près de 20 % depuis son sommet de décembre. Les niveaux se situant dans l’intervalle de prix entre 19 $ et 18 $ devraient fournir de formidables points de soutien.
La tendance du XEG est toujours en mode haussier malgré la baisse de 3,6 % cette semaine. Son niveau de soutien se situe aux alentours de 17 $.
Le dollar américain est sous observation après avoir percé le niveau de 104 à la hausse et pourrait mettre en péril sa tendance à la baisse en progressant au-dessus du niveau de 107.
Le tableau suivant illustre le prix de fermeture en date du vendredi 22 janvier ainsi que la tendance principale à moyen terme (un mois ou plus).
| XIU | XFN | XEG | XGD | $USDCAD | |
|---|---|---|---|---|---|
|
2010-01-22
|
16,62 $
|
21,02 $
|
17,91 $
|
19,84 $
|
105,77
|
|
2010-01-15
|
17,18 $
|
21,69 $
|
18,58 $
|
20,88 $
|
102,89
|
|
Variation
|
-0,56 $
|
-0,67 $
|
-0,67 $
|
-1,04 $
|
2,88
|
|
Variation %
|
-3,26%
|
-3,09%
|
-3,61%
|
-4,98%
|
2,80%
|
|
Tendance
|
Baisse (changement) |
Baisse (changement) |
Hausse | Baisse (changement) |
Baisse |
Bonnes transactions et bonne semaine!
Le choix du prix de levée
- Posté par Martin Noël le 16 janvier 2010 dans Marché des options
- 2 commentaires »
Cette semaine, nous examinerons comment choisir un prix de levée en fonction du prix cible et du mois d’échéance souhaité.
Lorsqu’on spécule sur un titre, notre plan de match doit prévoir un prix cible, pour la prise de profit et un prix stop, pour la prise des pertes le cas échéant. Le montant de la perte maximale que nous sommes prêts à accepter nous servira à acheter les options d’achat ou de vente pour établir notre stratégie spéculative.
Supposons que vous soyez prêts à perdre la somme de 1 000 $ sur un portefeuille de 10 000 $. Le titre ABC se négocie à un prix de 30 $ et votre prix cible est de 40 $ d’ici l’échéance du mois de mars prochain. Pour que le scénario se réalise, il faut avoir raison à la fois sur le prix et sur l’échéance. En fonction du mois d’échéance, la première chose à faire c’est de choisir des prix de levée qui ont la capacité d’être en jeu à l’échéance si ABC se négocie à 40 $. On élimine donc d’emblée tous les prix de levée supérieurs ou égaux à 40 $.
Lire la suite »
L’écart inverse sur ratio d’options d’achat (call ratio backspread)
- Posté par Martin Noël le 9 janvier 2010 dans Marché des options
- Ajouter un commentaire »
En cette première chronique de l’année 2010, j’en profite pour vous souhaiter une excellente année remplie de joie, de santé et de paix, … ainsi que du succès dans vos transactions.
Cette semaine, nous analysons une stratégie qui offre un potentiel de profits illimités et de pertes limitées et connues à l’avance. Cette stratégie haussière (qui peut se faire de manière baissière avec des options de vente) implique l’achat de deux contrats d’options d’achat contre la vente d’un seul contrat d’options d’achat ayant un prix de levée inférieur à ceux achetés.
Supposons que vous anticipiez une très forte hausse dans le prix du XIU au delà des 20 $ la part d’ici juin 2010 alors que le cours actuel est de 17,63 $. Vous décidez d’acheter 2 contrats d’options d’achat XIU 10 JN 18,00 à 0,80 $ la part et de vendre simultanément 1 contrat d’options d’achat XIU 10 JN 16,00 à 2,00 $ pour un encaissement total de 40 $, excluant les commissions.
À l’échéance, cette position vous offre la possibilité de profits illimités au-delà du prix d’équilibre de 19,60 $ (la différence entre les prix de levée (18 $ - 16 $ = 2 $) moins la prime reçue de (2 $ - 0,40 $ = 1,60 $) plus le prix de levée acheté (18 $ + 1,60 $ = 19,60 $). La perte maximale de 160 $ est obtenue au niveau du prix de levée acheté, soit à 18 $, soit la différence entre les prix de levée et la prime reçue ((18 $ -16 $) x 100 actions - 40 $). La bonne nouvelle est que cette stratégie vous permet quand même de profiter d’une baisse puisque si le prix du XIU est inférieur au prix de levée vendu de 16 $, nous conservons alors la prime reçue de 40 $.
Par conséquent, cette stratégie qui ressemble à l’achat simple d’options d’achat offre le même potentiel de profits tout en offrant la possibilité de s’en tirer à meilleur compte si le prix du titre baisse.
Lire la suite »
